Casse-Noisette casse tout!

CASSE-NOISETTE
Place des Arts, Montréal
11 DÉCEMBRE 2014

Texte rédigé par Marie-Hélène Amyot

Photos prises par Laura Boisvert-Lavoie

C’est le 11 décembre qu’a eu lieu la première du magnifique spectacle Casse-Noisette. Grands et petits se sont donnés rendez-vous à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts afin de s’émerveiller devant toute la beauté qu’offre ce ballet au cours duquel on se laisse porter par la musique de Tchaïkovski, jouée par l’Orchestre des Grands Ballets Canadiens de Montréal. Magie, magie? Oh que oui!

Crédit photo: John Hall pour http://www.grandsballets.com/

Crédit photo: John Hall pour http://www.grandsballets.com/

Je me souviens que ma mère m’amenait voir ce spectacle chaque année alors que je n’avais pas encore 10 ans. Oui, oui, il y a de ça très longtemps! À cette époque, la distance à marcher entre la voiture et la salle était interminable. Les doux souvenirs se bousculaient dans ma tête. J’avais si hâte de revoir les décors majestueux, les magnifiques costumes, les danseurs et danseuses si talentueux, et d’entendre l’orchestre jouer de façon si enchanteresse.

Et malgré les années qui me séparent de cet âge, hier n’a pas fait exception. La même fébrilité et la même excitation m’habitaient. La seule différence est qu’en cette soirée du 11 décembre, j’étais aux abords du tapis rouge pour m’entretenir avec les vedettes de notre paysage québécois alors que, toute petite, je les regardais impressionnée et intimidée par leur présence.

Dès mon entrée à la Place des Arts, je reconnais l’ambiance féérique de Noël. Le sourire sur le visage des gens qui m’entourent ne ment pas. Tout comme moi, ils sont intenables, ils ont hâte de se laisser transporter dans le merveilleux monde de Fernand Nault et de retrouver Clara ainsi que les autres personnages.

Le rideau se lève sur un décor somptueux de salle de réception dotée d’un immense lustre et d’un sapin de Noël majestueux. Dès cet instant, la magie opère! Les danseurs font leur entrée, vêtus de costumes aux couleurs vives. Leur plaisir est palpable. On y reconnaît les bonnes vieilles célébrations familiales d’antan avec toutes les différentes scènes qui les font vivre. Les danses et la distribution de cadeaux; les petites filles qui s’amusent avec leurs présents; les garçons qui sont un tantinet tannants.

La fête se termine, les invités quittent, la maisonnée s’endort : place à l’imaginaire de Clara, interprétée par la jeune Rebecca Chichón, et à la bataille entre l’armée de soldats et les rongeurs, alors que ces derniers tentent de s’en prendre à elle. Sauvée par son casse-noisette, reçu en cadeau du docteur Drosselmeyer et maintenant animé, elle vient elle aussi à sa rescousse lorsqu’il se bat en duel avec le Roi des rats, grâce à son soulier magique qu’elle lui lance. En guise de récompense, le docteur métamorphose le Casse-Noisette en prince qui l’amène faire un périple au Pays des neiges et au Royaume des friandises, au cours duquel elle fait la connaissance de personnages tous plus divertissants les uns que les autres.

Le regard émerveillé des enfants et leur chuchotement en disaient long sur leur appréciation des deux heures passées dans le théâtre. Et disons-le, l’expression sur le visage des plus grands ne faisait que corroborer leur impression. En ce qui me concerne, c’est avec mon cœur de petite fille de 8 ans que je me suis endormie ce soir-là. Pour retrouver l’enfant en vous, n’hésitez pas à visiter le http://www.grandsballets.com/fr/billetterie/vente_de_billets/. Bon spectacle!

Pour voir notre galerie photo complète du tapis rouge, c’est par ici.