Gala Gémeaux 2014 : Entrevues

Entrevues dirigées par Marie-Hélène Amyot

Brin de jasette avant gala

Aujourd’hui dans ta préparation pour le gala de ce soir, qu’est-ce que tu as fait de particulier?

Anne Casabonne : J’ai travaillé, j’ai travaillé jusqu’à 18h45, je jouais à la 5e salle de la Place des Arts, ici à côté, je faisais Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent. Je courais comme une débile, toute ma robe était mouillée « icitte »!

Éric Bruno : Oh… J’ai lavé mon plancher! J’ai fait le ménage, j’ai des tocs!

Éric Salvail : J’ai préparé Claude Robinson. On l’a mis En mode Salvail. On l’a transformé, lui a coupé la barbe, clippé les cheveux, on l’a habillé pour le soutenir pour son hommage ce soir.

Sylvain Marcel : J’avais une moumoute sur la tête pour le début. C’est assez inusité quand même! (rires)

Stéphane Demers : J’ai couru 8 km.

Phil Roy : Moi en fait, j’étais en spectacle à Rouyn-Noranda, ça fait que ce matin, j’ai fait la route Rouyn – Montréal. Je suis arrivé chez nous 20 minutes avant que Pier-Luc (Funk, aussi de la distribution de SNL Qc) vienne me chercher pour qu’on y aille… Là, je suis habillé en « 20 minutes ». Les autres n’étaient pas à Rouyn-Noranda ce matin.

Simon Leblanc : Moins de choses que tout le monde, ça c’est sûr et certain, parce que je me prépare très peu. Ma femme met mon linge sur le support, puis je mets ça!

Joël Legendre : J’ai changé des couches. J’ai changé de « kit » parce qu’une des jumelles m’a vomi dessus juste avant que je m’en vienne et ça, je suis sûr que ce n’est pas arrivé à personne d’autre qu’à moi.

Marie-Ève Janvier : J’étais 0 stressée. Je n’ai pas beaucoup mangé. J’ai mangé des noix comme souper, c’est tout ce que j’ai fait. Je ne sais pas s’il y a beaucoup de monde qui a fait ça. J’ai répété aujourd’hui, parce que je fais un numéro tout à l’heure dans le gala, ça fait que je suis une chanteuse-animatrice aujourd’hui.

Martin Matte : (René Simard passe à côté de nous) J’ai pensé à René Simard, toute la journée! (rires)

Guy A. Lepage : J’ai allaité un enfant?
TempoMag : Avec tes propres seins?!?
G. A. L.: J’ai essayé au début. Ça chatouille, c’est le fun, puis ça irrite, alors j’ai pris un biberon finalement. (rires)

Louis-José Houde : J’ai écrit des blagues pour le Gala de l’ADISQ. C’est sûr que je suis le seul qui a fait ça, aujourd’hui! S’il y en a un autre qui a écrit des jokes pour l’ADISQ, il perd vraiment son temps! Sinon, euh… à six heures et demie, je faisais cuire du poisson sur le BBQ.
TempoMag : Pas ce matin!?!
L-J H. : Non, non. Ce soir. Une heure avant le gala, j’étais dans ma cour et j’ai fait du saumon à mon accompagnatrice, qui travaille pour la boîte qui me produit. Il était vraiment six heures et demie, j’étais en train d’appliquer une mayonnaise que j’ai faite moi-même, sur mes pavés de saumon, sur le grill.
TempoMag : Est-ce que tu nous donnes ta recette de mayonnaise?
L-J H. : C’est Steven Raichlen, le BBQ là… Moutarde de Dijon, graines de moutarde que tu fais cuire avant, tu mets de l’aneth, sel et poivre. Un peu de cassonade. C’est réglé!
TempoMag : Un délice, j’imagine?
L-J H. : Un délice?! Tu mets ça avec un pinceau sur ton steak, sur ton saumon pendant qu’il est au BBQ, il reçoit la mayonnaise et il est content à mesure que la mayonnaise lui tombe dessus.
TempoMag : Est-ce que tu optes pour le pinceau à poils ou à petits bouts de silicones?
L-J H. : Il est en plastique. J’ai mis deux couches.


 

Brin de jasette après gala

Qui aimeriez-vous remercier que vous avez oublié de mentionner sur scène?

Fanny Mallette : J’ai oublié de remercier mon agence. Je m’en veux beaucoup, parce que ce sont des gens qui travaillent fort pour nous, dans l’ombre. Il y a Maxime Vanasse et toutes les belles femmes de l’agence qui sont là, à qui on parle au téléphone, qui règlent des affaires pour nous autres, qui nous encouragent. J’aurais aimé ça y penser tantôt sur scène, mais l’émotion m’a fait oublier certaines affaires.

Martin Matte : Je te dirais que j’ai oublié de dire « Merci » et « Bravo » aux autres nommés avec moi. Marc Labrèche, Claude Legault, Martin Petit, Daniel Brière, qui étaient en nomination et je trouvais ça euh… Je ne sais pas, j’étais fier d’être nommé avec ces gens-là et de gagner, encore plus. Ça fait que je les félicite d’être là, parce que c’est toujours bizarre de remettre un prix… Parce que c’est comme une toile… C’est comme si je disais, la plus belle peinture, on y donne le prix… Tout le monde fait des bonnes choses, puis je suis juste content d’avoir gagné, mais ils sont tous aussi bons.

Guy Nadon : Je remercierais, puis on n’en parle jamais de ces gens-là, mais… On a une industrie télévisuelle, on a une culture au Québec. Moi, je suis arrivé dedans il y a 40 ans, en 1974, mais il y avait des gens qui m’avaient précédé. Je vous raconte tout ça parce qu’hier j’ai regardé un vieux film français qui s’appelle Maria Chapdelaine, fait en 1934, par Julien Duvivier, avec Jean Gabin qui joue François Paradis et Madeleine Renaud qui joue Maria. Et dans ça, il y a Fred Barry. Fred Barry qui est une salle à Montréal à côté de la nouvelle compagnie théâtrale au Théâtre Denise-Pelletier. Dans le film, on voit Fred Barry à 50 ans, qui joue le canayen, le canayen français, parce que ça se passe à Péribonka, etc. Et Fred Barry n’a jamais eu une grosse réussite financière. Ces gars-là faisaient du théâtre par amour. Ils n’avaient rien. C’était vraiment un pays euh… On avait du mal! Et là, je me retrouve ce soir, 80 ans après avoir vu le film que j’ai vu hier, j’aurais le goût de remercier tous les acteurs qui ont passé avant moi et qui ont ouvert le chemin. Que ce soit lui, que ce soit Camille Ducharme quand j’étais p’tit gars qui faisait le notaire Potiron, Ronald France qui a laissé 6 millions de dollars à l’Union des Artistes à la fin de ses jours pour être capable de prendre soin des artistes qui ont des problèmes. Ça, c’est tous des gens à qui j’aimerais dire merci et je suis content de faire partie du même métier qu’eux.

François Létourneau : En fait, ceux que j’ai oubliés… Ben évidemment ma blonde, mais en même temps, avec ma blonde, on a une entente que je n’ai pas à la remercier. Il y a 2 personnes sur le plateau, le premier assistant à la réalisation, Bernard Chabot, et la deuxième assistante, Karine Perron, qui sont des personnes formidables et ça, c’était dans mes notes. Je voulais vraiment les remercier! C’est des gens importants, des fois qui ont moins de reconnaissance, mais j’aurais aimé ça les remercier, c’est mon oubli.