TEMPO MAGAZINE

Un magazine musical conçu pour vous ! // A music webzine just for you !

ENTREVUES

Entrevue Étienne Drapeau

Entrevue HALF MOON RUN

Entrevue THE ROCKET SUMMER

Entrevue Dave Rosin (Hedley)

Entrevue Pierce The Veil (au Vans Warped Tour de Montréal)

Entrevue Mayday Parade (au Vans Warped Tour de Montréal)

Ci-bas, entrevue avec :

Marie-Mai, The Garlics, The Maine, France D’Amour, Paméla, Jason Bajada, Mia Martina, Delta20, Hell or Highwater, Grégory Charles, Simon Proulx (Les Trois Accords), Hopeland, Mylène St-Sauveur, MC Gilles, Fiction in Motion, Colorsound, Cody Simpson, Alexandre Poulin, Debbie Tebbs & David Jalbert.

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THE GARLICS FÊTE LEURS 4 ANS !

Entrevue par Marie-Pier Fauché-Bégin

TM : Premièrement, félicitations pour vos 4 ans!

May : Merci! C’est vraiment gentil d’être venue.

TM : Quel a été, d’après vous, le moment le plus marquant du groupe jusqu’à maintenant?

May : Je dirais que c’est notre entrée sur les ondes radiophoniques. Avec la chanson « Vivre pour cet instant », nous allons rejoindre plus de gens, de nouveaux fans. Ça représente beaucoup pour nous, c’est une bonne poussée pour nous rendre plus loin, ça nous motive.????????

TM : La dernière fois que nous nous sommes vu à votre lancement de « Welcome to Sin City », vous étiez trois avec Jean-Frédéric, quelle est la raison de son départ, si ce n’est pas trop indiscret?

May : À vrai dire, Jean-Frédéric a réalisé que The Garlics devenait un projet très gros et demandant beaucoup plus de temps qu’avant. Voyant qu’il ne pouvait pas s’investir autant que nous, il a préféré partir avant qu’il y ait des tensions ou du stress quelconque.

TM : Je vous posais la question, dans la dernière entrevue, quels étaient vos projets estivaux en 2012. Comment s’est déroulé votre été?

May : Nous avons fait plusieurs festivals, entre autres, le Festival de la mascotte; nous avons aussi joué au Club de golf Le Mirage ainsi qu’au Club Soda. Ce fut un été très occupé, nous avons consacré beaucoup de temps sur l’écriture et la création de nouveau matériel.

TM : J’ai vu que vous étiez de retour en studio avec John Nathaniel, à quoi peut-on s’attendre?

Olivier : Des chansons, des hits! Comme on a toujours fait!

May : Exactement, plein de hits! On espère faire une chanson francophone et une anglophone. Pour l’instant, on se consacre plus sur l’écriture et la création, on laisse venir les idées et on explore.

Olivier : On va surtout se concentrer sur ce qu’on aime faire et ce qu’on sait faire. On va faire quelque chose qui nous représente principalement.

TM : Qu’aimez-vous le plus du fait de travailler avec John Nathaniel?

Olivier : Il a beaucoup d’énergie et il a une belle personnalité qui s’harmonise bien avec les nôtres.

May : Oui, ça a cliqué immédiatement avec lui et nos idées concordent. C’est vraiment important pour nous, musicalement, que nos personnalités s’accordent bien, c’est comme ça que nous allons avoir une bonne relation avec notre producteur.

Olivier : On ne se cachera pas aussi qu’il a de bonnes qualités musicales!

TM : Pour terminer, nous débutons chaque année avec des résolutions et des vœux à réaliser, que pouvons-nous souhaiter à The Garlics pour 2013?????????

May : L’ADISQ!

Olivier : Ce serait vraiment une belle réalisation d’être reconnu par l’industrie, que nos chansons soient finalement connues d’un maximum de personne. On veut aussi faire beaucoup de promotions, aller chercher encore plus de fans et pousser un peu plus loin encore.

May : Mais surtout avoir de nouveaux fans!

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Entrevue avec Debbie Tebbs

par Fannie Carpentier

« Tout m’inspire! Être coincée dans le trafic ou encore, écouter une entrevue avec Xavier Dolan… Je ne peux jamais prédire quand et pourquoi il me vient une idée pour une pièce. »

Nouvel Album ‘Modern Talking’ en magasin le 23 octobre prochain sous l’étiquette Cliché Musique/ Universal.
(crédit photo : Facebook Officiel Debbie Tebbs)

La DJ Debbie Tebbs nous arrive avec un premier album personnel, intègre : Modern Talking. Aujourd’hui, elle est fière d’offrir sa musique et devient fébrile à la pensée de son lancement qui aura lieu le mardi 23 octobre à 19h au Petit Campus. Ça va être Turbo! http://debbietebbs-turbolove.viinyl.com/

Les premières idées venues pour ce disque résultent d’années moins simples, moins lumineuses. « Cet album a bien failli ne jamais voir le jour. 2009 fut une année très intense et épuisante pour moi, dû à la sortie en magasin de 3 albums compilation, suivie de leur tournée promotionnelle. J’ai donc pris une grande pause en 2010 et j’en ai profité pour faire une analyse personnelle et professionnelle. Je me suis rendue compte que j’offrais un son et une image qui ne me représentait pas du tout. J’avais un peu perdu le contrôle de mon identité et je ne me sentais pas bien là-dedans. J’étais donc confrontée à faire un choix : tout arrêter ou tout changer. Et soudainement, l’inspiration de pièces comme Don’t Believe the Hype, Stage Fright, et plusieurs autres ont surgit. Tout est venu très naturellement. »

Après avoir fait danser les amoureux du nightlife pendant plus de 15 ans, il est rassurant d’entendre qu’elle n’a pas choisi de tout laisser tomber mais bien de se trouver et d’emprunter une nouvelle voix : la sienne! Éprouvant également une certaine nostalgie, il m’a fait presqu’autant plaisir d’entendre qu’une sonorité « synth pop années 80 » occupe une grande place sur Modern Talking. (Album qui, disons-le, a été mûrit pendant 3 ans). Il n’y a donc pas de hasard; Debbie s’est donné le droit de retourner à ses premières amours. « Je n’ai fait aucune concession et je l’ai avant tout, produit pour moi cet

album. Ça m’a fait un bien immense de le composer. » Elle nous présente le fruit de sa création sous forme de show « live », entourée de 2 micros, 3 synthétiseurs et un piano. Pour elle, c’est un simple retour aux sources puisqu’elle était pianiste bien avant d’être DJ.

Debbie Tebbs est en plus à la tête de la maison de disque Cliché Musique. Ce qui ne doit pas être de tout repos! Heureusement, elle confirme qu’une belle équipe l’entoure et lui permet de souffler (ou de chanter c’est selon!) Des artistes qui se joignent à elle, il y a Marie-Luce Béland à qui elle passe le micro le temps d’une chanson et, le violoniste Eric Speed vient pimenter Universal serial blood. Il y aurait matière à vous faire du « name dropping » solide, mais bon, en découvrant l’album, vous découvrirez du coup les précieux collaborateurs qui y ont participé.

Peu importe mes prédictions (je n’essayerai quand même pas de surclasser Claude Rajotte qui a déjà présenté l’album dans ses tops de la semaine), je souhaite surtout que résiste l’authenticité de Debbie Tebbs. Et «quant au succès… qui vivra verra !» disait-elle…

On se sent bien vivant alors, dansons maintenant!!

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Entrevue avec Marie-Mai, nouvelle égérie Annabelle Cosmétique

photos par Ève Richard

entrevue par Geneviève Hébert-Dumont

ANNABELLE Cosmétique accueille Marie-Mai dans sa magnifique famille! Un Mariage Rock et Glam comme on l’aime!

Le 24 mai dernier, Marie-Mai et ANNABELLE Cosmétiques annonçaient le partenariat qui allait les unir dès le 4 juin. Marie-Mai est dorénavant le visage officiel de la marque de cosmétiques, et ce, à travers le Canada. C’est ce soir, au Loft Hôtel à Montréal, qu’avait lieu le lancement de la campagne. Une multitude de produits de beauté étaient présentés par des professionnels formés et prêts à répondre aux questions de toutes les femmes présentes. Cocktails, petites bouchées et sacs-cadeaux étaient offerts à toutes les femmes présentes au Loft Hôtel. J’ai eu l’énorme privilège de rencontrer la belle Marie-Mai quelques minutes avant son discours aux adeptes de cosmétique présents.

Notre reporter Geneviève en compagnie de Marie-Mai

TempoMag : Marie-Mai, tu es maintenant le visage officiel de « Annabelle Cosmétiques », qu’est ce que ça implique comme responsabilités… à part avoir son joli minois sur des affiches?

Marie-Mai : Bien c’est stressant être une face! (rires) En fait, on fera plusieurs évènements. On va se promener dans les pharmacies, rencontrer les équipes, ceux qui sont là au quotidien. Sinon plus personnellement, je vais faire des genres de petits éditoriaux pour montrer à mes fans un peu plus jeunes, qui connaissent moins la marque, ce qu’on peut faire avec ces produits. Je veux aussi montrer aux gens que oui, il existe plusieurs marques de maquillage et de produits, mais Annabelle fait des produits de super bonne qualité, et ce n’est pas cher! Aujourd’hui, je porte du maquillage Annabelle et ça fait très professionnel. Certains peuvent avoir des préjugés, mais il n’y a pas de raison d’en avoir parce que c’est une marque de très bonne qualité!

TempoMag : On sait que dans tes maquillages de scène, tu aimes mettre l’accent sur tes yeux. Pour ton maquillage de jour, qu’aimes-tu mettre en valeur?

Marie-Mai : Avec les spectacles, le travail et tout, j’aime bien prendre une pause de temps en temps. Souvent, j’y vais donc avec un simple mascara, un cache-cerne, une crème hydratante…

TempoMag : Bref, tout pour avoir bonne mine!

Marie-Mai : Exactement, bonne mine est le bon terme!

TempoMag : ANNABELLE a dit que ce qui était parfait entre le « match » Marie-Mai et ANNABELLE, c’était le côté Glam-Rock qu’ils ont en commun. Quel est ton produit Glam de la collection, et quel est ton produit Rock?

Marie-Mai : Mon produit glam est définitivement le rouge à lèvre « Twistup » mauve, que je porte d’ailleurs sur la publicité, il est extraordinaire! Et moi, dès que je porte les lèvres plus foncées, je me sens prête à faire un tapis rouge! (rires) Pour mon produit plus Rock ce serait les petites paillettes pour mettre sur les yeux!

TempoMag : C’était clair!!! Paillettes, brillants, c’est tout à fait Rock!

Marie-Mai : (Rires) Tellement! Et en plus sur scène, avec les éclairages, ça brille, ça donne du punch!

TempoMag : On sait que les visages québécois qui s’associent aux produits de beauté sont plus rares. Pourquoi est-ce qu’on en voit moins, ici qu’aux États-Unis?

Marie-Mai : Il y en a quand même quelques-unes, mais je crois que si nous sommes plus rares, c’est parce que nous sommes moins habitués. Mais quand même, il y en a de plus en plus. Il y a Mitsou avec les produits Lise Watier, Véro (Véronique Cloutier) avec les produits Jouviance. Et je trouve ça le fun parce que je ne suis pas une mannequin, je ne mesure pas 6’3’’. Je suis une vraie personne qui est bien dans sa peau, avec ses imperfections, et c’est flatteur qu’une marque comme ANNABELLE ait pensé à moi pour faire rayonner la marque partout à travers le Canada!

TempoMag : Tu as chanté le 31 mai dernier avec l’OSM, et tu as eu des critiques incroyables! Tu devais être TELLEMENT nerveuse!

Marie-Mai : J’étais SUPER nerveuse! Je me souviens, je marchais sur la scène pour me rendre à ma place, et il y a tout de suite eu une réaction du public. Tout le monde s’est levé et je ne m’attendais tellement pas à avoir cette réaction, que pendant les trois premières chansons, j’avais le cœur dans la gorge. J’avais tellement d’émotions, j’étais à fleur de peau. J’ai l’impression d’avoir lévité pendant deux heures. C’est quelque chose que je n’avais jamais vécu, de ne pas avoir de section rythmique, de ne pas avoir mes musiciens. C’est un travail complètement différent d’être à l’écoute de ce qui se passe en arrière de toi. Le chef d’orchestre fait dos à toi, donc tu ne peux pas le regarder pour qu’il te donne le rythme, tu dois vraiment te l’imaginer! J’espère vraiment pouvoir vivre ça encore dans ma vie.

TempoMag : Justement, tu as été accompagné par David Usher pour quelques chansons, de qui aimerais-tu avoir la compagnie pour une autre performance avec l’OSM?

Marie-Mai : Ishhhhh! Bonne question! C’est que je trouve qu’avec David, c’était tellement le match parfait. C’était tellement deux univers complètement différents et quand on se retrouvait pour chanter ensemble, ça amenait tellement un autre son, un autre univers. Je pense que je le referais avec David! C’est mon ami, donc d’avoir vécu ça avec lui, je trouve ça assez spécial! Je crois que je resterais fidèle à David!

TempoMag : Tu as aussi interprété « Différent », qui est une chanson qui sera sur ton prochain album. En quoi ce nouvel album sera-t-il différent des trois derniers?

Marie-Mai : Mettons une chose au clair tout de suite, je suis fière de tous mes albums, ce sont mes bébés! Chaque album représente une époque de ma vie! Ce que je veux dire, c’est que dans mes albums précédents, je me cachais beaucoup derrière les histoires des autres personnes. Mais sur cet album, je dévoile vraiment une partie de moi que les gens connaissent en entrevue, mais que je n’ai jamais exploitée en chanson. Je parle d’amour, je parle de Fred (Fred St-Gelais, mari de Marie-Mai), je n’ai jamais parlé de ça dans mes chansons! C’est une nouvelle étape pour moi, mais c’était important pour moi que le son reste le même, qu’il reste mordant. Sur scène, ça doit bouger, je ne peux pas faire un album acoustique. Mais c’est un album qui se partage entre les tripes et le cœur.

TempoMag : Cet album sortira à la fin septembre, mais avant ça, tu iras en France pour faire la première partie de Johnny Hallyday, c’est énervant?

Marie-Mai : Non! Honnêtement, je ne suis pas stressée du tout parce que je ne me fais pas d’attente. Moi je m’en vais là-bas pour avoir du fun, c’est tout! Si les Français aiment ça, tant mieux, et s’ils n’aiment pas ça, ce n’est pas plus grave que ça. Je n’ai rien à perdre, je me laisse porter par le vent. Ce que je trouve bien avec la France, c’est que les choses avancent tranquillement, je sens qu’il n’y a rien de forcé. Il y a eu Simple Plan qui m’a ouvert la porte, maintenant il y a Johnny. Tant qu’il y aura des opportunités comme celles-là, j’y serai, et quand il n’y en aura plus, ce ne sera pas plus grave que ça. Je me compte tellement chanceuse de pouvoir faire ce que j’aime!

TempoMag : Eh bien! Merci beaucoup Marie-Mai! Bonne chance pour ton partenariat avec ANNABELLE, et un gros « merde » pour tes spectacles avec Johnny Hallyday à la mi-juin!

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Entrevue avec le groupe The Garlics

entrevue par Marie-Pier Faucher-Bégin

photos par Laurie Bush

 

Tempo Mag : Ce soir, c’est le lancement officiel de « Welcome to Sin City ». Par curiosité, quelle a été l’inspiration quant au choix du nom de l’album?

Olivier (guitariste) : Ce n’est pas une inspiration en tant que telle, c’est plus un concept que l’on a voulu créer. On a écrit la chanson Burning Bridges qui est très théâtrale. On a ensuite fait Sin City qui était dans la même thématique. On a donc décidé de prendre cette chanson et de l’inclure dans le titre. « Welcome to Sin City » est un peu un « Welcome in Our World ».

May (chanteuse) : On trouvait aussi que ça représentait bien ce qui se passe au Québec en ce moment. C’est-à-dire que c’est très chaotique, les gens ne savent pas jusqu’où ça va aller. Aussi, on a cherché à inclure dans le nom une chanson de l’album. Là, la question était, qu’est-ce qui est assez significatif à nos yeux pour que ce soit le nom de notre album. On se voyait mal prendre Don’t Mess With Me, ça sonnait trop gangsta! On est donc tombé sur Sin City, qui regroupait tout ce qu’on cherchait pour nommer notre nouveau CD. On va pouvoir dire ça aux touristes qui vont venir prochainement! (rires)

Tempo Mag : Nous pouvons entendre 2 chansons en français sur l’album. Est-ce que c’était différent d’écrire dans cette langue? Aviez-vous des craintes?

Jean-Frédéric (drum) : Une certaine appréhension que ce soit quétaine, surtout les paroles. Ça cause plus ou moins souvent un problème.

Olivier : Ce n’est pas que ça qui cause souvent un problème. Je ne dirais pas que la musique francophone est quétaine en tant que tel, mais on sent que lorsqu’on écrit en français, ça sonne quétaine. Le processus d’écriture a donc été plus long parce qu’on a beaucoup travaillé sur les paroles pour bien choisir les mots.

May : Aussi, c’est notre culture. Nous sommes tous les trois parfaitement bilingues et ça a été un défi de bien représenter nos origines et d’écrire en français. Pour nous, c’était notre défi d’album. Je pense que c’est important qu’à chaque moment où on doit enregistrer, nous ayons un défi à réaliser en tant que groupe.

Tempo Mag : En 2010 vous avez lancé l’album « The Garlics ». Quelles sont les différences entre ce précédent album et le tout nouveau?

Jean-Frédéric : On a exploré beaucoup plus. Le producteur, John Nathaniel, nous a vraiment poussés vers le changement. Par exemple, Sin City et Burning Bridges sont des sons que nous n’avions pas essayés auparavant.

Olivier : On a pris le temps de s’arrêter et penser vraiment à ce que l’on voulait faire. On a fait le point sur le groupe et a regardé vers quoi nous voulions aller, dans quel genre. Le premier album était très garage…

May : Dans mon garage!

Olivier : Alors, il était beaucoup plus instinctif, c’était les premières chansons que nous avions écrites et on avait décidé d’en faire un album, tandis que « Welcome to Sin City » montre à quel point nous avons changé, que nous sommes devenus professionnels, que nous sommes plus matures et que ce que l’on fait est de calibre international. La qualité est vraiment la différence.

May : De mon côté, au niveau vocal, John m’a poussé à aller plus loin, dépasser mes limites. Ce n’était jamais assez, je devais aller plus haut et atteindre mon maximum. Ça a été un défi de plus et je me suis beaucoup améliorée.

Olivier : Et durant l’enregistrement, qui a débuté en juin 2011, nous avons pu remarquer un grand changement entre les premières chansons que nous avions enregistrées et les dernières.

Tempo Mag : Vous avez participé à House Band Recherché sur les ondes de MusiquePlus et avez atteint la finale. Est-ce que cette aventure vous a inspiré durant la création de l’album?

May : Personnellement, House Band a été un très gros défi personnel. On a fait la finale avec Raffy, qui est extrêmement talentueuse et sans le vouloir, je m’analysais face à la chanteuse. Alors au niveau de la confiance, j’ai dû travailler fort et ça m’a permis de m’améliorer. Pour ce qui est du groupe, je pense que ça nous a rapprochés, nous sommes plus complices.

Jean-Frédéric : C’est aussi le fait que nous n’avions qu’une chance. Nous ne pouvions pas reprendre autant de fois que nous voulions nos performances. Aussi, la première expérience télévisée du « live » à la finale. Nous n’avions qu’une chance et c’était un gros défi pour nous.

Olivier : Et c’est le genre d’expériences qui peuvent briser un groupe malheureusement. Nous, au contraire, on s’est épaulé à travers la compétition et la critique.

Tempo Mag : Quels sont les principaux moments que vous retenez de votre passage à l’émission?

Jean-Frédéric : Pour moi, c’est surtout le dernier épisode. Malheureusement, nous n’avons pu côtoyer les autres groupes à travers l’aventure, mais lors de la finale, nous étions avec Raffy et ce n’était pas une ambiance de compétition, c’était très amical et on s’entendait très bien.

Olivier : Un des moments difficiles était lorsque nous devions regarder nos prestations. Nous nous critiquions beaucoup, analysions chaque petite chose. Malgré tout, chaque semaine, quand on savait que nous allions continuer la semaine suivante, c’était super. De voir l’implication des gens qui votaient.

May : C’est surtout ça en bout de ligne. L’important pour un groupe de musique, c’est ses fans, ceux qui les supportent et les suivent. Dans cette épreuve, nous avons réalisé qu’il y avait beaucoup plus de personnes que nous pensions qui nous encourageaient et que ce n’était pas seulement nos amis et nos familles. De plus, les liens que nous avons développés, comme avec Raffy. Certains pensaient qu’on était en compétition, mais non. La seule compétition qu’il y a c’est avec le téléchargement illégal et ce qui l’entoure. Un des moments forts aussi, c’est de voir que les gens de St-Sacrement, d’où nous venons, étaient tous avec nous!

Tempo Mag: La saison estivale commence, est-ce que The Garlics a des projets pour cet été?

May : Nous allons jouer au Tournoi Parents/Enfants du Club de golf Le Mirage à Terrebonne. Le 18 juillet, nous sommes à la Fête des Mascottes à Granby et le 27 juillet, nous sommes au ShazamFest dans les Cantons de l’est avec Malajube. Sinon, nous espérons avoir la chance de participer à d’autres événements et festivals durant l’été. De plus, on en profite pour vous inviter à demander à la radio notre nouveau single qui sortira très bientôt, Vivre pour cet instant. C’est le nouveau hit de l’été!

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Entrevue avec le groupe The Maine

entrevue par Vanessa Hébert

C’est après un an d’absence que le groupe rock américain The Maine a fait un arrêt à Montréal hier, le 10 mai 2012, dans le cadre de leur tournée Pioneer World Tour. Tempo Mag a eu la chance de s’entretenir avec les guitaristes du groupe en tête d’affiche, soit Kennedy Brock et Jared Monaco quelques heures avant leur prestation. L’entrevue est retranscrite en anglais, un bref résumé en français se trouve à la fin.

TempoMag: The North-American leg of the tour started last week, how is it going so far?

Jared: It’s been awesome! We’re half way done, I think. Lydia and Arkells have been really awesome and fun to watch. Both are very entertaining. Kennedy: Very talented guys. J: We’re becoming good friends with all of them, which is awesome and all the shows have been awesome, especially last night. We were just in Toronto, and it was probably the best show of the tour so far. We’re very happy to be in Canada.

TempoMag: You’re touring with the bands Lydia and Arkells. Did you choose these bands because their sounds fit well with yours, or is it because you guys were friends and just wanted to tour together?

K: A little of both. I think we’re just big fans of their music.

J: It’s crazy, you know, John (le chanteur de The Maine) actually went out on Warped Tour in 2006 and he sold merch for Lydia. That was before our band even started, so he already kind of knew those guys. I don’t think most of us had ever met any of them. But yeah, we’re big fans of both bands and we felt like this sort of line-up would mke the show pretty unique. For the past year and a half we tried to pick really unique bands to go out with, a little bit different that what people would expect us to be out with. We’re really glad that we did it.

TempoMagPioneer came out a couple months ago and we can feel a progression in the sound from your past albums to now. Were you nervous about the fans’ reaction to this new sound?

K: You know, I don’t think we really were thinking too much about how people would respond. We were just really excited about putting out the best group of songs we could and that was kind of what we were worrying about. I’ve been really happy that people have attahed on to it rather than not.

J: I think there’s a little bit of nervousness just because we knew that it was not coming out on Warner Brothers, which was our recourd label. We knew that we were doing it ourself, so for ous the really important thing was that we tried to get it as many people as we could. It’s a lot harder when you do it on your own without all the ressources. Giving that, I think we’re really impressed and really surprised with the way that it’s gone since it came out. It’s been great, the reaction from our fans have been awesome. People are coming out to shows, which is awesome too. So no complaints!

TempoMagFor people who haven’t heard the album yet, would you say that there is a specific song that defines Pioneer?

J: That’s kind of the crazy thing with Pioneer is that it definitely feels cohesive to me, it all runs together very well, but if I had to pick up a song to define the album. Oh God, I really don’t know if I can do it because there are very different elements in every single song.

TempoMag: Is there one that is more different or daring then?

J: Yeah, there’s a song at the end called Waiting For My Sun To Shine, and that song has really crazy stuff in it. And also there is When I’m At Home. We get to go crazy with the guitar, which is a blast for us to kinda go nuts. It was very entertaining to be in the studio. I think that two songs would represent that the most. They’re a little crazy.

Kennedy (guitariste de The Maine) et notre reporter Vanessa

TempoMag: We talked about how you have grown musically, but you have grown lyrically as well, which shows that you have matured not only as artists but as human beings. How would you say you have matured as a band over the past years?

J: It’s hard to say, because as far as lyrics go, John has just made up his mind that at this point he can write about whatever he wants. It used to be how we kinda had a goal in mind or we were doing this co-write, for Black & White. He’s always honest about the way he’s been writing his lyrics lately and I’m of it, I want it to keep it up. I have nothing to do with writing lyrics, so for me it’s really exciting to see him be fearless.

K: But we noticed him doing that, and we definitely embraced it.

J: But as far as maturing goes, every album you have is as mature as you’re gonna be at that time. Like when we put out Can’t Stop, Won’t Stop, I thought I was mature, you know what I mean. You constantly grow and you get older.

TempoMag: One thing I noticed about The Maine is that your fans have nothing but good things to say about you. They always talk about how you guys treat them well and how you inspire them everyday. How would you describe this kind of relationship you have with your fans?

K: Thank you. That’s what we strive to be. Well we’re very fortunate. The relationship has been there ever since we started the band. When we first were recording and doing things, we couldn’t tour, because Pat and Garrett were still in high school and we couldn’t really leave on the road. Our only way to talk to people was online. We just tried to grow it from there. And then once we started touring and meeting people, we really tried to keep that going and keep a nice relationship with people. Obivously, we don’t like to be rude to people.

J: We have a pretty unique relationship with our fans. We’ve done a lot of things specifically for them and we love to come out after every shows and say hi and thank you. So I feel that’s a large part of why there is this sort of attachement to our band. A fan can tell when you’re not authentic, so for us it’s always been important for people to see how we actually are.

TempoMag : To this day, are you still excited to see fans with tattoos related to your bands or to hear fans telling you how much your music influenced their lives? Or is this the kind of thing you’ve grown accustomed to?

K: I don’t know if I’ll ever grow accustomed to that. It really is just mind-blowing how people can attach that much to what we do. It’s awesome.

J: It’s crazy, because for us growing up there were bands that shaped our thoughts and our lives. Be in the position now where we’re affecting people like that, that’s the ultimate reward. It’s great to have fans and play shows, but when someone actually tells you that on a personal level that your music has touched them a specific way, I think that is the ultimate goal.

TempoMag : You said before that you weren’t really thinking about people’s reaction while recording Pioneer, but when you heard the songs did you tell yourselves that maybe that would open up more doors or increase your fanbase because of this new sound?

J: Yes, but in the end it’s all about perception. It’s like what do you like as an individual. Do you like hearing a band because you like their singer’s voice, or do you like the way that they play guitar. Everyone likes something different. I feel like on Pioneer we all tried to get as crazy as we possibly could in the studio with our own specific styles. There’s something on the album for everyone.

TempoMag : Is there a specific message that you are trying to pass as a band to your fans?

J: It’s so cliché to say that but it’s true to say ‘’Be yourself’’ and stuff like that. Being authentic I guess.

K: Going back to what you said about people getting tattoos and really finding meaning in our music, I think that it’s a lot because they relate to the songs. Every song we put out and overall, we try to put down what’s in our heads and how we interpret the world. If people can relate to that then that’s a really cool thing, no matter what the message is. J: The important thing to us is that people attach their own meaning to the songs. If I just tell you that the song meant, then I’m telling you what to think rather than interpret it your own way. That’s the meaning of our music, to create your own meaning.

TempoMag : What does this summer and next year have in store for you?

J: The tour ends up in June, and then we go to South America. For the rest of the year, well we’ll be back in the fall or at least that’s being worked out right now.

K: Lots more of touring and we’re also gonna work on on more projects for our fans. We’re gonna be doing a vinyl release of Pioneer. A lot of stuff, we’re excited.

TempoMag: Is there going to be a new single and if so, can you tell us which song it will be?

J: I do know that there will be, but I can’t tell you what it is yet. It’s a secret. But you’re good though! We’re gonna film a music video and put all that stuff together. We’ll announce it as soon as we can. We gotta make sure it’s gonna happen first.

TempoMag: Finally, what is your favourite thing about Montreal?

J: It’s beautiful.

K: My favourite thing is not the rain. But we can’t say poutine, because that’s everyone’s answer, right? And it will kill you if you eat to much.

J: My favourite thing so far is that cool record store on the corner. I bought a Pink Floyd record, so I’m very happy about that.

*En résumé, Jared et Kennedy qu’ils étaient nerveux de sortir leur plus récent album, Pioneer, mais qu’ils sont très heureux de l’accueil des fans vis-à-vis l’album. Plusieurs fans les ont remercié d’avoir écrit un album aussi personnel et honnête qui a, sur certains points, changé leurs vies. Les guitaristes se trouvent très privilégiés d’avoir une si belle relation avec leurs fans et d’être capable ainsi d’avoir un si grand impact sur leurs vies, comme d’autres groupes ont eu un impact sur la leur. Le reste de l’année s’annonce encore être de la tournée pour le groupe, qui a glissé un mot comme quoi il devrait revenir à Montréal à l’automne, au grand plaisir du public.

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Entrevue avec France D’Amour

entrevue par Lindsay-Anne Prévost

TempoMagazine : Il y a plusieurs nouveautés sur ton nouvel album; tu nous y présentes un côté plus jazz et tu te lances dans la chanson anglophone. Quel effet ça te fait de sortir autant de nouveautés au même moment ? N’est-ce pas un peu effrayant ?

France D’Amour : C’est agréable parce que c’est de la musique que j’aime profondément. C’est de la musique des années 30. C’est de la musique qui a influencé tellement d’autres genres. Dans la musique populaire, tout a commencé au début du siècle, donc c’est l’fun d’aller se nourrir de cette musique-là. Ça satisfait le côté musicienne qui est en moi. Je suis contente. Vu que le public aime ça, ça me dit que je ne suis pas la seule qui aime ce type de musique là.

T.M. : Est-ce un projet que tu as depuis longtemps ou ce projet vient plutôt d’un coup de tête ?  

F.D. : Ça fait longtemps! Ça fait 10 ans que, dans mes rappels, je fais des vieilles chansons comme ça et tout le monde me dit : « Hey, tu devrais en faire une autre de plus comme ça! Ça, c’est bon, ce bout-là […] Quand tu fais ça, tu es dans ton élément », donc à force de me faire encourager j’ai essayé d’écrire des chansons et de composer de la musique dans ce style-là et ça a donné Bubble Bath & Champagne.

T.M. : Pourquoi le titre Bubble Bath & Champagne ?  

F.D. : Parce que c’est une musique romantique. C’est une musique légère, mais qui est légère dans le sens noble du terme; c’est-à-dire que c’est une musique qui fait du bien, qui est relaxante. Ce n’est pas une musique qui essaie de te « dévisser la tête » ou de te « décoiffer », de te prouver quelque chose. C’est seulement une musique qui fait du bien.

T.M  : De quoi nous parles-tu dans Bubble Bath & Champagne ?  

F.D. : Il y a toute sorte de sujets. « Open the Door » parle d’un ami qui a changé avec le temps, qui s’est fermé, qui a fermé son cœur et sa tête, puis à qui je demande d’ouvrir la porte et de revenir comme il était, plus jeune.  « Sorry I’m Happy » est une chanson qui dit que je vais bien; je suis de bonne humeur; je ne veux pas m’empêcher, mais je ne veux pas te déranger avec ça et je veux en profiter.   « For you and me » est une de mes chansons préférées sur l’album. Je n’ai même pas besoin d’expliquer. C’est tellement beau cette chanson-là, ça dit tout. C’est le résumé de ma vie.  « But you did » est l’histoire d’un couple dont les membres font chacun leurs erreurs, mais qui les assument. La fille accuse l’autre de ne pas avoir été correct, mais à la fin elle admet qu’elle non plus.  « Let the love begin », pas besoin d’explication. Le titre dit tout.

T. M. Est-ce qu’on pourrait considérer Bubble Bath & Champagne comme un album plus personnel, qui se rattache à toi, ou tu t’es plutôt détachée des sujets?  

F.D. : Tous mes albums sont très personnels. Ça parle tout le temps de moi. C’est ce que j’aime, ce que j’observe, ce que je vis. Souvent mes albums sont prémonitoires. Ça, c’est assez étonnant.  Souvent je vais écrire quelque chose que je sens en moi et ça m’arrive après. C’est assez bizarre. Je pense que je le « feel », je le sens, c’est dans ma « vibe » ; c’est ce que je vis en ce moment et ça détermine, on dirait, ce qui va se passer. Donc, en ce moment, j’écris des chansons et c’est la première fois que je fais attention à ce que j’écris parce que je me dis que je décide du futur. On est maître de notre destinée ; on décide de ce qui nous arrive même si ça ne paraît pas toujours; donc je suis une fille positive, mais là j’essaie de l’être encore plus (rires).

T. M . : Tu viens de sortir tout récemment ton album Bubble Bath & Champagne et tu es déjà en écriture. Comptes-tu lancer un autre album bientôt ? 

F.D. : Non. Je suis seulement dans l’écriture. Je n’ai pas pour plan en ce moment de sortir d’album. C’est mon métier dans la vie d’écrire des chansons, donc je suis en train d’en écrire d’autres.

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Entrevue avec la jeune chanteuse PAMÉLA LAJOIE

entrevue menée par Kim William

photos par Laurie Bush

TempoMag: 4 ans se sont écoulés depuis le lancement de ton premier album. Tu avais, à l’époque, 14 ans, penses-tu que ce nouvel album projette plus de maturité?

Paméla: Oui, je te dirais que oui. J’avais 14 ans lors du premier album et là, je suis rendue à 19 ans. J’ai vraiment participé davantage à ce 2e album. Le sujet de ma chanson thème de l’album, « Gauche Droite », parle que dans la vie nous avons toujours des décisions à prendre, qu’il faut assumer qui on est, gauche, droite, où est-ce que l’on va et tout cela. Je parle beaucoup qu’en 2012, les gens sont artificiels. Je parle des réseaux sociaux qui nous touchent beaucoup aujourd’hui. Je te dirais donc que j’ai participé davantage à la création de cet album et qu’il est beaucoup plus mature, qu’il me représente beaucoup plus.

TempoMag: Est-ce que tu as participé à l’écriture des chansons ou tu as fait appel à des collaborateurs?

J’ai fait appel à des collaborateurs. En fait, j’ai écrit les sujets que je voulais aborder et ils se sont ensuite servis de ces thèmes-là pour travailler sur mon album. J’ai une chanson, « You’re Gone », qui est sur mon album dont j’ai participé à l’écriture et aux mélodies.

TempoMag: Akon, Vitaa et Johnny Williams sont tes trois collaborateurs principaux, je crois. Comment les as-tu choisis?

En fait, ce qui s’est passé avec Akon, c’est que j’ai fait un showcase Hitlab et il a vraiment été impressionné de la prestance que j’avais sur scène, de l’énergie que j’avais. J’ai donc eu la chance d’aller à Atlanta travailler avec lui sur ma chanson « Superstar » qui est sur mon album. J’ai fait un duo avec lui. Comment cela est arrivé, c’est vraiment un adon. C’est sûr qu’aujourd’hui je me dis « Wow, j’ai travaillé avec Akon! » et je trouve cela incroyable.Vitaa, on l’a approché parce que c’est une artiste de la France qui est très connue, et qu’on est attiré par la France. Tout de suite, elle a accepté de travailler avec nous sur le projet. Johnny Williams, j’ai travaillé avec lui sur mon premier album. On a une petite chimie!

TempoMag : Pour revenir à Akon et à la chance que tu as de travailler avec lui, est-ce que tu crois que cela va t’aider à te mener vers une carrière internationale?

C’est sûr que déjà en partant, Akon m’a ouvert beaucoup de portes. À cause de lui, j’ai rencontré beaucoup de gens. J’ai rencontré Diane Warren, qui est une grande écrivaine internationale, et j’ai rencontré David Foster. Diane Warren m’a écrit trois chansons en anglais. C’est sûr qu’Akon m’ouvre beaucoup de portes. Il me donne la chance.

TempoMag :Tu as même chanté avec lui (Akon) sur la scène du Palais des Congrès l’été dernier. Comment s’est passée ton expérience ?

C’était incroyable parce que je suis une jeune fille qui vient de Montréal, et mes chansons jouent à la radio. Tous mes amis et ma famille étaient donc là. Je te dirais que cette expérience-là était incroyable. J’étais chez nous à Montréal et les gens chantaient mes chansons. C’était vraiment le fun!

TempoMag : Tu as deux succès qui jouent présentement à la radio « Je m’en fous » et « Déconnecté ». Est-ce que ça te donne un bon feeling pour le lancement de cet album?

Oui, avec «Déconnecté» on est rendu 2e dans le top BDF et dans le top 20 à NRJ. La chanson suscite beaucoup l’intérêt et j’en suis vraiment contente. Cette chanson-là parle des réseaux sociaux qui touchent beaucoup les jeunes d’aujourd’hui. Et «Je me fous » a aussi beaucoup joué à la radio. Je suis tellement contente de lancer mon album aujourd’hui. Ça fait 4 ans que je travaille fort, que j’apprends mon anglais. Je fais beaucoup de choses, mais c’était vraiment important pour moi d’arriver ici, au Québec, et de sortir un deuxième album.

TempoMag : Tu feras partie du spectacle-bénéfice « Sounds of Peace » qui aura lieu à Mumbai afin de venir en aide à tous les soldats et les victimes de terrorisme et de promouvoir la paix internationale. Pourquoi as-tu décidé d’encourager cette cause-là?

En fait, j’ai participé à l’album d’un artiste en Inde qui s’appelle Aadesh Shrivastava qui est super connu là-bas. Justement Akon à travailler avec lui, m’a présentée à Aadesh et là, j’ai fait une chanson avec lui sur son album de la paix qui regroupe aussi Wyclef Jean et T-Pain. Il va avoir beaucoup de gens qui vont participer au spectacle. Il m’a invitée à faire le lancement de son album en Inde. Je m’en vais donc en Inde avec lui pour faire le lancement de la chanson!

TempoMag :Un gros merci de nous avoir accordé une entrevue et bon lancement!

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ENTREVUE AVEC JASON BAJADA lors du lancement de son nouvel album

Entrevue menée par Tiffany Hamelin

Jason Bajada est un jeune auteur-compositeur montréalais dont le quatrième album The Sound Your Life Makes est sorti le 6 septembre dernier. Entre deux sound checks, retour sur une entrevue éclair avec un artiste sensible et timide :

Tempo Mag : Vous avez récemment twitté qu’« écrire une chanson en français, c’est apprendre une nouvelle couleur », pouvez-vous m’en dire plus?

Jason Bajada : C’est complètement nouveau pour moi.  C’est comme découvrir une nouvelle couleur alors que je ne savais pas qu’elle existait. Cela va faire 20 ans que je réfléchis et pense en anglais. Jusqu’à maintenant, mes créations sont exclusivement anglophones ; donc, écrire en français, c’est un peu familier; c’est une couleur, mais tellement nouvelle que je dois encore l’apprendre.

Tempo Mag : Vos tweets ressemblent beaucoup à de la poésie. Aimez-vous la poésie?

JB : Ah oui, je ne suis pas un grand connaisseur, mais j’adore Charles Bukowski. Certains de mes amis poètes m’inspirent beaucoup également. Même Bob Dylan est un poète; pas juste un musicien. Je trouve que quelque chose qui se lit bien et qui provoque une émotion sans avoir besoin de la musique c’est très impressionnant.

Tempo Mag : Vous faites partie de ces artistes qui se servent d’évènements personnels pour compléter une œuvre. De quel moment de votre vie vous inspiriez-vous lors de l’écriture de The Sound Your Life Makes?

JB : C’est évidemment relié à l’amour. Down With The Protest est la suite de Loveshit, le titre parle de la même personne. Ce qui est différent cette fois, c’est qu’on est conscient du mal que l’amour nous a fait. mais le poêle est encore chaud. Je n’ai plus de brûlure, mais il ne faut pas que j’y touche pour ne pas raviver la douleur.

Tempo Mag : Comment vous mettez-vous à l’écriture d’un nouveau morceau?

JB : J’ai un processus d’écriture particulier, que j’essaie d’ailleurs d’adapter pour le français. En gros, j’ai une collection de mots qui sonnent bien, qui ont un genre de mojo que j’aime bien. Par exemple, j’ai toujours aimé le mot protest qui peut être utilisé dans tellement de contexte : politique, économique, ou même dans l’amour. Un jour, je me suis mis à ma guitare et je me suis dit « Okay I’m gonna write a love song about protest ! »

Tempo Mag : Justement, le vidéoclip de Down With The Protest met en scène un Marc Labrèche assez violent. Pourquoi l’avoir choisi pour interpréter ce rôle à l’opposé de l’humoriste qu’il est?

JB : Marc Labrèche, c’est l’une des plus belles rencontres de ma vie. C’est un homme complet, intelligent, beau; c’est l’amour pur Marc. On est devenu ami, il y a deux ans, et je lui ai proposé de jouer dans mon clip. S’il l’a fait, c’est parce qu’il voulait s’impliquer et que ça lui tenait à cœur, et il est très professionnel. Le but c’était aussi de lui donner l’occasion de refléter une image différente de celle qu’il a à l’habitude.

Tempo Mag : Comment décririez-vous votre album The Sound Your Life Makes ?

JB : C’est une salade de fruits. C’est l’album le plus varié que j’ai fait. Même si le tempo reste la tristesse autant que le bonheur, le ton est plus enjoué. Par exemple, le titre Anckle, qui paraît être hyper mélancolique, est en fait l’une des chansons les plus positives que j’ai écrites jusqu’à maintenant.

Tempo Mag : Merci beaucoup Jason et bon lancement !

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ENTREVUE AVEC MIA MARTINA

Texte et photo par Karine Paradis

Une fois qu’elle pose son regard sur vous, impossible de détourner les yeux! L’Acadienne de de St-Ignace au Nouveau-Brunswick, Mia Martina, a tout d’une beauté exotique et je l’ai rencontrée la semaine dernière au Café Avesta, sur la rue Ste-Catherine, afin qu’elle me parle de son nouvel album.

TempoMag : Pourquoi as-tu décidé d’intégrer une chanson en français sur ton album anglophone, Devotion?

« Je voulais faire la chanson Phare de la lune (reprise de Latin Moon qui est sur son album) parce que je suis francophone et je trouvais que c’était important de dire à mes fans que je suis francophone. J’ai toujours voulu faire une chanson en français et Latin Moon était parfaite puisqu’elle allait très bien dans les deux langues! »

TempoMag : Tu commences à tourner beaucoup sur les radios anglophones, mais aussi sur celles francophones… as-tu une préférence?

« Non, les deux sont bien! Mais j’aime beaucoup m’entendre en français, ça me touche au coeur puisque je suis francophone, alors oui je suis très heureuse. »

TempoMag : Que souhaites-tu pour ta carrière au Québec?

« Je souhaite juste que les gens reçoivent bien ma musique et qu’ils l’aiment. Quoi de mieux? »

TempoMag : Tu as eu la chance de chanter avec Pitbull, comment as-tu trouvé ton expérience?

« Ahhh (sourire). J’étais au Texas pour House of Blues et c’était une expérience extraordinaire, car j’étais avec Pitbull et Keri Hilson. Il y avait une tonne de personnes, je n’en reviens toujours pas. Je n’ai pas chanté avec lui, mais j’ai ouvert le spectacle pour lui. Mais je l’ai tout de même rencontré! Et j’ai pu prendre des photos avec Pitbull et Keri, c’était très bien!! »

TempoMag : Comment décrirais-tu ton album?

« Mon CD vient tout juste de sortir et Phare de la lune et dessus avec 11 autres chansons, dont le remix de Stereo Love d’Edward Maya, et j’ai beaucoup d’autres extraits qui vont sortir en single. J’ai travaillé très dur sur cet album et je suis vraiment contente du résultat! Je ne changerais rien. Mon album est très romantique, il y a deux ballades, et l’une des caractéristiques principales de Devotion est son beat exotique : la guitare espagnole et le saxophone… c’est mon son! »

TempoMag : Merci Mia!

« De rien! Enchantée aussi! »

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ENTREVUE AVEC LE GROUPE DELTA 20

Par Camille D.S.

Photos par Janie Fontaine

Quelques minutes avant l’entrée du public au La Tulipe, j’ai eu le privilège d’avoir Tommy, Vincent et Stevo en entrevue.

TempoMag : Les gars, deux ans et demi après votre victoire à Rock n’ Road, qu’est-ce que ça vous fait d’être de retour au La Tulipe pour lancer votre premier CD?

Stevo : C’est des petits papillons!

Tommy : C’est des gros papillons en fait! C’est complètement débile. On est énervés, on a hâte, on est fébriles.

Vincent : C’est aujourd’hui qu’on célèbre enfin la naissance de Delta20. Ça fait deux ans et demi qu’on court après notre carotte, pi là c’est fait.

Stevo : Notre premier show à vie ensemble, c’était ici. Deux ans et demi après, à quatre jours près, on revient ici, c’est quelque chose.

TempoMag : Si on compare le Delta20 d’il y a deux ans, et le Delta20 d’aujourd’hui, est-ce qu’il y a des différences?

Stevo : Il y a une très grosse différence. C’est très diversifié. La réalisation a donné une dimension différente, même pour On fait pas ça pour être beau, la chanson a énormément changée. Sinon on retrouve des balades et des chansons un peu plus punk.

TempoMag : Comment a été l’expérience d’enregistrer dans les Studios Piccolo?

Tommy : On a été très choyés. On n’aurait pas pu demander mieux. C’est un des plus beaux studios au Canada.

Stevo : On est chanceux parce que Productions 18/90, notre label, c’est les gens de Piccolo qui ont commencé ça ensemble. On a été accueillis comme des rois. Y’a des Lynda Lemay, Maxime Landry, Céline Dion, qui enregistrent là, c’est fou.

Vincent : On est rentrés dans une très belle famille.

TempoMag : L’enregistrement du disque a duré combien de temps?

Vincent : Un petit peu plus long que prévu.

Tommy : Un bon mois sans compter les arrêts. On avait commencé un petit peu avant, et il y a eu une pause, puis on a continué.

TempoMag : Vous avez collaborés avec France D’Amour, comment est-elle?

Tommy : C’est un amour! Elle est fantastique. Elle était avec nous comme si on était un  gros band.

Vincent : Elle est naturellement gentille, donnante, aimante, généreuse.

Tommy : Elle nous a donné beaucoup de son temps. Elle a fait tous les « back vocals » sur une de nos chansons.

TempoMag : Avez-vous eu la chance de collaborer avec d’autres artistes?

Stevo : Eric Maheu dans les premiers temps.

Tommy : Dany Bédard nous a aidé pour le « show live ».

Stevo : Dominique Messier, le drummer de Céline Dion, nous a donné des bons conseils aussi. 

Vincent : Ils ont gardé l’œil ouvert et une belle ouverture d’esprit pour nous amener ailleurs, nous mener à un deuxième niveau.

TempoMag : Si vous pouviez collaborer avec n’importe quel artiste, ce serait qui?

Tommy : On est des gros fans des Foo Fighters et de Billy Talent. On a une chanson qui va dans les mêmes directions que Billy Talent, avec un refrain en anglais. C’est sur qu’on aimerait faire une collaboration avec eux. Les portes sont ouvertes à tout le monde.

Vincent : Même Shakira on serait contents!

TempoMag : Vous avez eu la chance de faire beaucoup de festivals cet été, lequel avez-vous préféré?

Tommy : C’est sur que Rimouski, avec Billy Talent, c’était notre plus hot !

Stevo : Y’avait beaucoup de monde, il y avait une vibe de feu!

Tommy : La Saint-Jean-Baptiste avec France D’Amour, ça nous a ouvert des portes avec elle.

Vincent : On est chanceux d’avoir foulé la scène avec ces artistes-là. En même temps, ça nous fait une fleur d’avoir fait la même scène que Billy Talent, Hedley, Cancer Bat, et qu’on chante en français! Ça nous a mit aucune barrière! On est très fiers.

Tommy : Et là, on part en tournée avec These Kids Wear Crowns. Ça va être débile! On fait Rimouski, Québec, Trois-Rivières, Chicoutimi, Alma, alors on va se faire du fun avec eux aussi!

TempoMag : Dans votre chanson On fait pas ça pour être beau, vous continuez en disant On fait pas ça pour le cash, vous, qu’est-ce que vous ne faites pas pour le cash?

Stevo : Si on avait fait de la musique pour l’argent, on ne serait pas là en ce moment. On ne vit pas de ça en ce moment. Oui notre but est de vivre qu’avec la musique, mais est-ce que ça veut dire de faire ça pour le cash? Ça veut plutôt dire d’avoir une belle vie en faisant ce que t’aime.

Vincent : Avec tout le monde qui nous entoure et qui nous donne des bons conseils, on est dans la position de dire qu’on est capable de ne pas jouer une chanson qui ne nous colle pas à la peau. On reste humbles.

TempoMag : On continue de suivre de près votre carrière, merci beaucoup et on vous souhaite la meilleure des chances! 

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ENTREVUE AVEC LE GROUPE HELL OR HIGHWATER

par Vanessa Hébert

La tournée Uproar Rockstar Energy Drink Tour s’est arrêtée à Montréal mardi dernier, soit le 13 septembre. Mis à part les grosses pointures telles Bullet For My Valentine et Avenged Sevenfold, le Uproar mettait aussi en vedette quelques groupes moins connus, mais qui gagnent certainement à être découverts. Parmi ceux-ci, le groupe Hell Or Highwater, un groupe rock de la Californie. Tempo Mag a eu la chance de s’entretenir avec le chanteur, Brandon Saller, aussi connu pour être le batteur du groupe Atreyu. (Entrevue en anglais, bref résumé en français plus bas)

Vanessa: First of all, thank you very much for your time, I really appreciate it.

Brandon: No problem!

V: I know that you guys all come from different bands, so how did you form Hell Or Highwater?

B: I had started the project and written most of the songs of the album. It was all just word of mouth, just finding different people from different bands, mostly friends of ours.

V: Before Hell Or Highwater, the band was called The Black Cloud Collective. How did you go from one to the other?

B: Black Cloud Collective was like, my thing, you know. When it first started it was just me and some random friends. Everytime I would play, new people would play instruments. BCC was just me, so when we found a band that was going to be permanent, we wanted something that was more us and more fresh. Something really more representative that being just about me.

V: And this is your very first tour as a band together, how does it feel to start on a big tour like Uproar?

B: We’re very, very fortunate. A lot of bands have to work very hard to get to this place, and we were very lucky to start on such a well-known tour and play for so many people everyday.

V: The album came out a few weeks ago and you posted the lyrics of your songs on your website. Are you excited and kind of surprised when you see people react to your songs?

B: Yeah, it’s been really cool. As we’re going on, I tend to see more and more everyday. It’s cool to see people singing to us, cause we really are a new band. A lot of people are loving the band, it’s been great.

V: Is it hard to win the crowds back again? Because you all had your fans in your previous bands, like you with Atreyu, but now it’s a new start?

B: You know, it’s always hard, but for us really, I think we have a confidence in our music and in what we do and the way we can perform. It’s been fun. I mean we really are a sincere band, you see us and you can tell that the songs and the music is real, and the emotions on stage are real too. It’s something really important and I think that comes across.

V: Being in a studio and being on stage are two different things. Was the chemistry as good on stage as it was in the studio?

B: I am more than happy, it’s almost strange sometimes, cause we’ve known each other only for 7-8 months. There has been a lot of moments where it’s was like "This does not feel like we’ve known each other for less than a year.", so it’s almost like we all came from the same place.

V: And how did the recording go?

B: Really great. Like I said before, I had already written the songs, so from there we just had to record them. It was really easy and confortable, because we have the same vision for this new band.

V: On the album, you have a song called "Go Alone" with M Shadows from Avenged Sevenfold, who you are currently touring with. How did this collaboration come to life?

B: I already had the music written for most songs and Matt has been a really good friend of mine for years, so it was really casual. I just thought his voice would be great on this song. So we got together and wrote the lyrics together. It was a fun thing. I’ve always loved his voice and the way he writes lyrics, so I thought it’d be cool to collaborate. All of us are really lucky to have such great musicians as friends, so it’s always cool to collaborate with them.

V : Is it where you started to talk about doing Uproar together or this was a complete other decision?

B: No, that came way later. Hopefully by the end of the tour, he’ll come and sing the song with us on stage.

V: I think fans would be thrilled to see this!

B: Yeah, but the thing is that he puts a lot of pressure on himself, you know. He treats his voice like a prized possession, which it is. Hopefully one day when he’ll feel good, he’ll come and join us.

V: How do you guys pass time on the road?

B: Sometimes we try to visit the cities, but with our RV it’s kind of hard. Especially in Montreal, because there’s nowhere to park and cab drivers are too expensive.

V: Do you watch the other bands play?

B: Most of the time, I do. I think so far, I’ve watched all the bands on the tour. It’s been fun. I mean, I’m a big fan of a lot of the bands of the tour.

V: Are there some bands that you discovered on the tour?

B: No, I knew every band, it’s just that there are some that I had never seen, such as Black Tide and Art Of Dying. But you know, with Atreyu I toured with Bullet For My Valentine, with Avenged, Seether, Escape The Fate and Three Days Grace.

V: With Atreyu you were at the drums, and now you’re the lead singer. Was it a bit weird at first or did it come naturally to you?

B: I mean, it’s surely gonna be strange at first, but it was more exciting and fun to get out there.

V: You’re not stuck in the back behind the drums anymore.

B : Exacly. Now I’m able to run around. It’s a lot of fun. I’m really enjoying it and I think the fans have been really responsive to the change.

V: We’re at the middle of the tour now, so has it live up to your expectations?

B: Absolutely. It’s been wonderful to be able to come out and play for that many people right when the album came out. It’s been fun, we’re really happy.

Avec les membres du groupe se connaissant depuis seulement quelques mois et l’album qui est sorti depuis seulement quelques semaines, Brandon Saller se dit très heureux par rapport à tout ce qui lui arrive. Il reconnait être très chanceux de pouvoir jouer sa première tournée avec Hell Or Highwater sur une tournée aussi renommée que le Uproar aux côtés de groupes aussi appréciés que Avenged Sevenfold. Pour lui, il s’agit d’une tournée très amusante, car il côtoie de nombreux amis, soit les membres de Avenged Sevenfold et Bullet For My Valentine, qu’il connait depuis longtemps, du temps qu’il était dans le groupe Atreyu. Toutefois, maintenant, il n’agit plus comme batteur, mais plutôt comme chanteur principal et se dit très heureux de la réceptivité des fans par face à ce changement. Pour en savoir plus sur le groupe et découvrir leur musique, visitez le www.hellorhighwaterofficial.com

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ENTREVUE AVEC GRÉGORY CHARLES

par Geneviève Hébert

Lancement de l’album « Quand j’ai dit » de Gregory Charles au Club Soda le mardi 30 août dernier. 

C’est le 30 août dernier qu’avait lieu le lancement du nouvel album de Gregory Charles « Quand j’ai dit », un album qui parle principalement d’amour. TempoMag a eu l’énorme privilège de rencontrer le MusicMan qui s’est fait plus que généreux et comme toujours… passionnant.

TempoMag: Tout d’abord merci énormément de nous rencontrer aujourd’hui avant cet évènement très important pour vous!

GC : Eh bien ça me fait extrêmement plaisir!

TempoMag : Il s’agit de votre quatrième album, de votre deuxième album en français et vous en avez signé tous les textes. L’album au complet est basé sur l’amour, il s’agit du thème principal. Laquelle a été la plus difficile à écrire, soit parce que vous étiez trop émotif, ou pour toute autre raison?

GC : « Jusqu’à la fin ». Il y a une chanson qui s’appelle « Jusqu’à la fin » qui raconte l’histoire de mon père et ma mère à ce moment-ci de leur vie, au moment où ma mère est malade, où mon père l’accompagne. J’ai eu de la difficulté à l’écrire, à la chanter et de la difficulté à l’enregistrer. J’ai eu beaucoup de difficulté parce que je trouve ça extrêmement émouvant. Ce que je trouve émouvant, c’est que je me souviens quand j’étais adolescent d’avoir été amoureux. C’est très innocent quand on est adolescent, mais je ne suis pas à un âge où je ris de ça, je ne trouve pas ça drôle, je trouve ça extrêmement courageux. Je suis juste à la bonne place pour voir mes parents qui se sont promis il y a presque 50 ans qu’ils seraient ensemble jusqu’au bout, et qui le font. Donc moi je suis vraiment entre les deux. Je suis entre l’innocence de l’adolescence et mes parents… et je suis amoureux. Donc les deux perspectives sont vraiment bonnes pour écrire un album.

TempoMag : Vous venez de parler de votre mère qui est atteinte de la maladie d’Alzheimer, vous avez écrit deux chansons en son honneur sur l’album. Qu’est-ce que vous espérez ne jamais oublier?

GC : (prend une pause) Wow.…hey tu frappes vraiment dans le mille de ce qui peut être vraiment angoissant pour moi parce que moi, ma vie est basée sur la mémoire. Je fais des spectacles où je dois piger des chansons au hasard et je dois les interpréter de mémoire. Je ne peux donc pas m’imaginer perdre la mémoire. Je trouve ça horrible

TempoMag : Qu’est ce que vous ne voulez pas que les gens oublient de vous?

GC : Ahhh! Ça, je trouve ça moins pire. Je trouve ça moins grave. Ce n’est pas grave de devenir un astérisque dans la vie, ce n’est vraiment pas grave! Mais si j’avais à écrire une épitaphe, j’aimerais que les gens lisent : « Ici gît un homme enthousiaste et optimiste. »

TempoMag : Vous êtes sur le comité de sélection des futurs académiciens. Qu’est-ce qui inévitablement vous séduit?

GC : La passion. Ça, c’est clairement la première chose qui me séduit. Ensuite de ça, c’est sur, il y a le talent. Après ça, c’est le travail, mais c’est une autre étape. Ça m’angoisse beaucoup de faire ça, d’être juge.

TempoMag : Allez-vous être sévère comme professeur de chant?

GC : Pas nécessairement sévère comme exigent. C’est ça le travail d’un professeur. Quand on est jeunes, les profs dont on se souvient, ce sont les profs « cool ». Mais plus tard, tous les professeurs dont on parle avec nos amis sont ceux qui, d’une quelconque façon, étaient exigeants. C’est notre « job » d’être exigent comme prof, et comme parents aussi je crois. Cependant, tu ne peux pas pousser les gens plus loin qu’ils veulent aller. D’une autre façon, imagine l’inverse. Imagine si le « coach » disait « bon c’est assez la arrête de pratiquer! » ou encore si tu allais au garage et si tu disais au mécanicien : « hey… ne travailles pas trop fort là-dessus, ce n’est pas grave si elle n’est pas complètement réparée la! », la vie n’est pas comme ça! Donc notre travail de professeur c’est de trouver les qualités et les défauts pour savoir sur quoi miser. Mais tout ça, c’est le bout facile. C’est la partie de juger qui est difficile. Je dois me faire une image d’un garçon ou d’une fille que je ne connais pas en quatre minutes, après en avoir écouté 250 autres! C’est sûr que ça prend un juge, mais j’ai tellement peur qu’il y en ait un là-dedans qui ne passera pas et que ça va décourager de faire ce métier. Moi je vois les concours comme quelque chose de très optimiste et je vois cela sur un plan très enthousiaste. J’ai gagné beaucoup de concours dans ma vie, mais j’en ai perdu aussi. Quand tu sors, tu dois te dire «  ah oui? Vous avez trouvé que je n’étais pas assez bon? Attendez que je vous montre! » Et j’ai tellement peur que quelqu’un le voit autrement et abandonne.

TempoMag : Je suis certaine que vous allez tous être super constructifs dans vos commentaires et jugements. 

GC : Avec Patrick (Huard) et Stéphane (Laporte), nous avons des façons très différentes de dire les choses! Avec les participants, ce sera très civil…reste à voir comment ce sera entre les juges!! On va avoir beaucoup de plaisir, on va s’amuser! Je pense que ce sera très intéressant de nous écouter les dimanches soir.

TempoMag : On ne manquera certainement pas ça!!!

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ENTREVUE AVEC SIMON PROULX, Les Trois Accords

par Geneviève Hébert

C’est dès mon arrivée au Festival de la Poutine de Drummondville que j’ai rencontré Simon Proulx le chanteur des Trois Accords. Le groupe est porte-parole du Festival et en est le principal organisateur. C’est en mini-kart que nous nous sommes rendus à l’écart, sur le bord de la rivière tout près. C’est bien installée sur le gazon moelleux que j’ai pu récolter une foule d’informations fort pertinentes (vous vous doutez évidemment du niveau de sérieux de l’entrevue)!

TempoMag:  Vous achevez votre tournée que vous avez entamée il y a près d’un an et demi. On le sait tous, en tournée on ne mange pas toujours bien. Tu estimes à combien le nombre de poutines que vous avez mangées en un an et demi?

Simon : Notre équipe au complet?

TempoMag : Oui!

Simon : Hummmmm c’est dur à dire. Je peux vous dire que c’est beaucoup! Je dirais que nous avons mangé environ 2000 poutines toute l’équipe comprise. Notre sonorisateur en mange beaucoup!

TempoMag : Ouff c’est vraiment énorme! Vous avez parcouru le Québec, dis-nous donc où vous avez mangé la meilleure poutine?

Simon : Bien c’est certain qu’on est vendus Drummondville… on vient d’ici. Il y a de bonnes poutines ailleurs au Québec, il y en a juste moins. Tu sais, dans le reste du Québec il y en a peut-être 7-8 de bonnes, tandis qu’à « Drummond » seulement, il y en a peut-être 20!… C’est qu’ici elles sont toutes bonnes!

TempoMag : Il y en a qui la préfère baignant dans la sauce, d’autre avec une surdose de fromage…qu’est-ce que ça prend selon toi pour faire une bonne poutine?

Simon : Pour moi, c’est vraiment l’équilibre! C’est important que tout soit balancé. Ce qui est important pour moi c’est que lorsque je prends une bouchée, je puisse avoir un peu de tout!

TempoMag : Lequel des quatre poutiniers qui sont ici (au festival) offre ce parfait équilibre?

Simon : Hummmm c’est très dur comme question. J’ai goûté déjà à 3 d’entre elles, puis elles sont très bonnes! Pour ce qui est de la quatrième, j’ai entendu tout plein de commentaires positifs. Donc vraiment, les quatre poutiniers qui sont ici cette fin de semaine nous offrent vraiment de la poutine de qualité! Ils veulent tous gagner la fourchette d’or (trophée remis à la meilleure poutine) donc ils se sont vraiment forcés!

TempoMag : On met de plus en plus d’ingrédients inédits dans les poutines. Est-ce que selon toi il y a un ingrédient qui ne s’ajoute absolument pas dans la recette?!

Simon : Eh bien pas vraiment. Il y a quelques années, personne n’aurait imaginé qu’on puisse mettre du foie gras dans une poutine, mais il ne faut qu’une personne pour nous prouver le contraire. Je pense que lorsque c’est bien cuisiné, tout peut aller dans une poutine.

TempoMag : Pour faire une bonne poutine, ça prend des frites croustillantes, mais moelleuses, une sauce riche, mais pas trop, et du fromage « quick quick » très frais. Quels sont les 3 ingrédients qui font des Trois Accords une poutine parfaite?

Simon : Bien le premier ingrédient c’est… Moi. Le deuxième, je dirais que c’est probablement ma façon d’être, et finalement, le troisième, je dirais que c’est définitivement mon teint.

TempoMag : Ce sont les frites qui aident ton teint?

Simon : Oui… les patates c’est merveilleux pour le bronzage.

TempoMag : C’est vous qui avez invité les artistes qui chantent en fin de semaine lors du festival. Duquel êtes-vous le plus excité?

Simon : Ça a l’air super téteux comme réponse, mais c’est sincère… c’est hummm….. aucun. (Rire) Non ce n’est pas vrai! Honnêtement le groupe est super énervé de recevoir chacun des groupes qui sont présents en fin de semaine. Ce sont tous des artistes qu’on voulait avoir parce que ça rejoint plein de tranches d’âges. Brigitte (Boisjoli) nous la connaissons depuis qu’elle a commencé à chanter, à 15 ans. C’est trippant de l’avoir ici! Plume Latraverse quant à lui, attire une clientèle d’une tout autre génération. Avec les Porn Flakes aussi, ça nous permet aussi d’avoir tout plein d’artistes super variés.

TempoMag : Votre tournée au Québec achève et vous partez ensuite pour une série de spectacles en France au mois d’octobre. Après la France, vous allez commencer à composer pour un 4e album, avez-vous déjà une thématique, ou même une idée de titre?

Simon : Non, le titre c’est pas mal la dernière chose qu’on choisit. Pour ce qui est de la thématique, ce n’est pas quelque chose qu’on provoque. Par exemple pour le 3e album, on a composé 10-12 chansons, puis on s’est rendu compte de l’évolution de nos chansons par rapport à l’album précédent. Nous, on écrit ce qu’on a envie d’écrire et ça donne ce que ça donne. C’est après, quand on revoit nos extraits, qu’on remarque un angle différent s’il y a lieu.

TempoMag : Merci beaucoup de ton temps Simon. C’est super apprécié! Bonne fin de tournée!

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ENTREVUE AVEC MARIE-MAI BOUCHARD

par Geneviève Hébert

C’est sous une pluie fine et légère que le chanteur Ian Kelly a performé, en ce troisième jour du Festival International des Montgolfières. Ce fut une performance envoûtante qui nous a transportés complètement ailleurs. Il a su donner le ton et mettre la puce à l’oreille des spectateurs pour les préparer à l’arrivée de Marie-Mai.

Cette dernière a eu l’énorme générosité de nous accorder un petit 5 minutes juste avant d’entrer sur scène. C’est dans sa loge (roulotte) en arrière-scène qu’elle a accueilli notre équipe avec le plus grand des sourires. Nous avons pris place et avons entamé l’entrevue pour ne pas perdre une seule petite seconde de notre rencontre avec la Rockstar.

TempoMag : Marie-Mai, cet été tu fais la tournée des festivals à travers le Québec. Tu as fait entre autres le Festival d’été de Québec, qui je sais, a été très important pour toi, le Festibeach, le Festival du boeuf, etc. Quel a été ton coup de cœur, que ce soit au niveau de l’ambiance par exemple, ou encore des installations?

Marie-Mai : Ohhhh ça c’est pas correct!!! (rire)non, mais honnêtement, je dois dire que ce festival-ci est très important et énervant pour moi et ma gang parce qu’il nous reste seulement 3 spectacles avant la fin de la tournée 3.0, et c’est le dernier gros show devant un aussi gros public. Sinon, il est évident que le Festival d’été de Québec a été très impressionnant et c’était un très beau moment dans ma vie. C’était mon premier spectacle sur les Plaines (d’Abraham), donc l’excitation était très présente! Sinon je peux vraiment dire que chaque festival est unique et agréable. Ils ont tous un petit quelque chose de spécial donc je ne peux pas en choisir vraiment.

TempoMag : Comme l’été se termine malheureusement, ça implique pour toi la fin des festivals, qu’est-ce qui s’en vient à l’automne pour toi à part peut-être hum….un mariage? (clin d’œil)

Marie-Mai : Non non pas peut-être… je me marie dans quelques semaines! (elle était vraiment excitée!)

TempoMag : Est-ce qu’on peut s’attendre à un parcours royal? C’est-à-dire un mariage, une tournée et un bébé? 

Marie-Mai : (Rire) Non, pas d’enfant pour l’instant! Pour l’instant, on se concentre beaucoup sur le mariage pour en profiter au maximum. Pour l’automne, la version française de la chanson JetLag avec Simple Plan m’a permis d’aller faire un tour en France avec eux et de me faire davantage connaître là-bas, donc on va aller dans ces horizons, mais sinon je n’ai rien de prévu encore cet automne précisément!

TempoMag : Justement, quand tu étais plus jeune, tu étais une grande admiratrice de Simple Plan. Est-ce que de travailler avec eux ça rend encore plus fan, ou si l’on cesse d’être impressionné?

Marie-Mai : Ohhh non, je suis encore plus fan définitivement! Ce sont tellement des artistes généreux qu’on ne peut que les admirer. Par exemple pour JetLag, ils auraient pu prendre une chanteuse française, ou plus connue à l’international, mais ils ont préféré me donner la chance de me faire connaître ailleurs! Après chaque « shows », ils prennent aussi le temps de rencontrer chaque admirateur pour prendre des photos ou signer des autographes. J’essaie de faire la même chose parce que je trouve aussi que c’est très important. Que ce soit sur Facebook ou sur Twitter, j’essaie toujours de donner des petites primeurs aux gens qui me suivent, ou de leur donner des petites informations spéciales.

TempoMag :  Merci énormément d’avoir prit le temps de nous rencontrer comme ça, juste avant ton spectacle. Les lecteurs de TempoMag vont vraiment l’apprécier. On adore toujours avoir de tes nouvelles!

Marie-Mai : Ohhh ben merci à vous! J’adore vous lire et je vous encourage fort avec votre magazine!

Avec une entrevue comme celle-là, ai-je besoin de vous dire à quel point elle a été accueillante?

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Entrevue avec le groupe HOPELAND

Par Geneviève Hébert-Dumont & photos par Janie Fontaine

TempoMag:  Vous avez remporté le premier prix lors de votre participation à l’émission « l’échelle du talent » au printemps sur les ondes de V! Premièrement, félicitations! Deuxièmement, est-ce que cela vous a donné une visibilité assez grande pour faciliter l’obtention de contrats comme celui du festival des montgolfières?

Hopeland : Non, ça ne nous a pas donné tant de visibilité auprès des producteurs. C’est plus au niveau de notre liste d’expériences. De dire que nous sommes passés à la télé et que nous ayons remporté le grand prix, ça paraît toujours bien. Que plusieurs téléspectateurs nous aient vus aussi, c’est positif, donc il y a quand même eu un impact, mais pas assez direct pour que plusieurs personnes nous approchent.

TempoMag : Vous dites vous inspirer des groupes comme « 30 seconds to mars» et « Lifehouse », quels aspects de ces groupes respectez-vous, et comment vous en inspirez-vous?

Hopeland : C’est beaucoup plus le « feeling » qui vient nous chercher. Par exemple dans « 30 seconds to mars », c’est le chanteur qui transmet beaucoup d’émotions, il a une voix qui nous transporte carrément! C’est ça que nous essayons de faire. On veut transmettre la même chose aux gens qui viennent nous voir.

TempoMag : Au niveau de la présence, que ce soit sur scène ou dans les médias, y a-t-il un groupe qui vous représente ou auquel vous aimeriez ressembler?

Hopeland : Dans notre jeunesse, c’est surtout les groupes comme Blink182 et Sum41 qu’on appréciait, et qu’on admirait. Mais on a pris beaucoup de maturité avec le type de chansons qu’on écrit, et l’on s’est plus trouvé.

TempoMag : Vous avez fait le mois passé le festival des mascottes de Granby, je sais que vous avez beaucoup d’expériences scéniques individuelles, mais en tant que groupe est-ce que c’était votre premier festival?

Hopeland : En fait, oui c’était notre premier festival puisque c’était notre premier spectacle avec les membres officiels qui étaient sur scène aussi aujourd’hui.

TempoMag : Et puis tout a bien été?

Hopeland : Tout a très bien été, on s’est vraiment amusé, les gens ont beaucoup embarqué, c’était incroyable.

TempoMag : Pour le festival des montgolfières, vous avez été approchés, mais pour celui des mascottes de Granby avez-vous fait les démarches vous-même?

Hopeland : Oui, c’est nous qui avons fait les démarches pour y être, c’est sûr que pour l’instant c’est nous qui faisons pratiquement tout, mais on se dit que si l’on ne cogne pas aux portes, on n’aura rien! Mais plus ça va, plus les gens nous parlent, nous sollicitent, nous donnent leurs commentaires, etc. Donc on monte tranquillement dans l’échelle.

TempoMag : Vous avez joué juste avant les 2 gros spectacles de LMFAO et de Kesha, pour qui beaucoup de monde s’était déplacé. Est-ce que c’était très stressant la préparation à ce spectacle?

Hopeland : Nous étions quand même très nerveux parce que malgré le fait que les gros groupes avaient quand même le monopole, ça reste le festival des montgolfières! Ce festival c’est gros comme évènement, et si l’on considère que c’était notre 2e spectacle en groupe seulement, c’était très énervant. Nous sommes tout de même très contents puisque tout a bien été!

TempoMag : Comment vivez-vous les moments de stress juste avant un spectacle? Vivez-vous ça en groupe, ou plus en solitaire, y a-t-il déjà des rituels? Est-ce qu’il y a des « paquets de nerfs »? ON VEUT DES POTINS!!

David : C’est moi le « paquet de nerfs »! (rire) J’essaie toujours d’en organiser un peu plus par peur qu’il arrive quelque chose. Je fais un petit papa de moi-même! Sinon je pense que la communication est très importante surtout dans un groupe, autant sur la scène que lors de la composition des chansons. Si un trébuche, tout le monde trébuche!

TempoMag : Et les rituels, en avez-vous déjà? (Après m’avoir fait croire qu’ils mangeaient des croquettes de poulet avant chaque spectacle…)

Thomas : Bien moi je commence à avoir un petit rituel si on peut dire; j’aime bien mettre toujours le même chandail pour les spectacles, que je lave bien entendu! Sinon d’autres mettent les mêmes souliers par exemple. Sinon on aime bien être tous ensemble avant un spectacle, c’est une expérience que l’on partage comme une famille.

TempoMag : Eh bien, félicitations encore pour le spectacle de ce soir les gars! L’équipe de TempoMag vous souhaite une super continuité. Vous avez énormément de talent! Merci beaucoup de votre temps. 

Soyez certains, TempoMag suivra le parcours de ces jeunes talents et continuera de vous tenir au courant, mais en attendant, rejoignez-les sur Facebook, Twitter et Myspace http://www.myspace.com/hopeland

Finalement ma première expérience au Festival International des Montgolfières de St-Jean-sur-Richelieu fut un succès, et certainement que je renouvellerai mon expérience puisque j’y retourne pour le spectacle de Marie-Mai! Vous aurez aussi la chance de lire mon entrevue avec elle sous peu.

À bientôt!

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ENTREVUE AVEC MYLÈNE ST-SAUVEUR, actrice dans « Sur le rythme »

Par Camille Sperandio

C’est au bistro « Les Folies » sur Mont-Royal que j’ai eu ma rencontre avec la sublime Mylène St-Sauveur (Rumeurs, Kif-Kif, Nos Étés, 5150 rue des Ormes, Destinées, Toute la vérité) qui vient tout juste d’être la tête d’affiche du nouveau film Sur le Rythme mettant aussi en vedette Nico Archambault.

TempoMag : Peux-tu nous décrire brièvement le synopsis de Sur le Rythme

Mylène : C’est l’histoire de Delphine, mon personnage, qui entretient une énorme passion pour la danse, et qui, parallèlement à tout ça, suit ses études en médecine. Évidemment, ses parents préfèreraient la voir suivre une carrière en médecine plutôt qu’en danse. Malgré tout ce que ses parents vont lui dire, elle va se fier sur la confiance que sa mamie (jouée par France Castel) et un danseur (Nico Archambault) vont lui donner. Elle tente donc sa chance pour une audition pour un gros projet. On verra ce qui arrivera…

TM : As-tu déjà suivi des cours de danse pour pouvoir jouer ce personnage?

M : Je ne suis pas une danseuse, tout ce que je faisais c’était de la danse à claquettes. Il recherchait plutôt une danseuse avec un style hip-hop et contemporain, comme Nico Archambault. J’ai eu un mois pour me préparer pour le film.

TM : Comment ça s’est passé de tourner avec Nico Archambault, sachant que ce n’est pas un acteur de formation?

M : Nico, il jouait un danseur, ce n’était pas quelque chose qui était si loin de lui. Il s’est très bien débrouillé. Il arrivait à rendre le tout tellement naturel. Il n’avait pas besoin de se forcer, ça sortait tout seul!

TM : Peux-tu nous raconter une petite anecdote du tournage?

M : Le tournage a duré 20 jours. Ça été très rapide! La journée où c’était la danse, on s’étirait le matin, et on faisait ça toute la journée. Il fallait garder notre énergie, on se prenait des cuillères de Nutella entre les pauses pour se donner du boost. Je me rappelle un moment donné, au milieu du tournage, je me suis mise à avoir mal aux genoux. Je n’étais pas habituée à cet effort physique surhumain. Et puis finalement, je me suis rendue compte que j’avais les rotules disloquées ! J’ai été en vitesse chez un physiothérapeute et il m’a remis les rotules à la bonne place!

TM : Parlons de toi, as-tu voulu être actrice toute ta vie?

M : Jeune je voulais être vétérinaire, ou avocate. Mais être actrice a toujours fait partie de mes choix depuis très longtemps. Je me souviens quand Marie-Soleil Tougas est décédée, ça m’a beaucoup touché.  Et je me suis dit que j’aimerais vraiment ça faire ce qu’elle aurait fait. Quand j’étais jeune, j’ai fait des cours de natation, et quand j’arrivais pour plonger, je chokais. Quand je faisais de la gymnastique et que c’était le temps de faire des roues latérales, je chokais. Mes parents m’ont dit de prendre des cours de théâtre voir si j’aimais ça, et c’est ce que j’ai fait pendant trois ans.  À 10 ans, j’ai décidé de m’inscrire dans une agence de casting à Montréal pour enfants. Et là ça fait deux ans que je suis dans une nouvelle agence! J’ai fait de la figuration, des rôles muets, je suis vraiment partie de la base!

TM : Et tes idoles?

M : C’est plutôt des personnes que j’admire, ou que j’ai appris à connaître sur des plateaux de tournage. Par exemple, Marie-Chantal Perron, ça fait quatre plateaux sur lesquels on se croise et à chaque fois, c’est un bonheur de travailler avec elle! Sur Destinées, j’ai eu la chance de travailler avec Julie McClemens, elle a été une belle découverte! J’admire les acteurs qui réussissent à se transformer. Comme Daniel Day-Lewis (There Will Be Blood, Nine, Gangs of New York), c’est un acteur que j’aime bien parce qu’on arrive à le changer. Il fait un indien, il fait un italien, et ça marche! Sinon une personne que j’admire c’est Véronique Cloutier.

TM : Ton moment marquant?

M : Quand j’ai su que j’allais avoir Mademoiselle C. J’ai passé à un autre stade. Je savais que c’était de nouvelles responsabilités. J’étais tellement heureuse de savoir que j’allais apprendre.

TM : Ton plus grand rêve en ce moment?

M : En ce moment, ce serait de pouvoir jouer en anglais. Pas nécessairement jouer une française, mais une anglophone. Et de pouvoir continuer de voyager.

TM : Pour terminer, tes plans futurs?

M : Sur le Rythme est à l’affiche depuis le 10 août, je fais beaucoup de promotion. Je suis sur Destinées jusqu’en février. Fondi’ 91, c’est un film que j’ai tourné en octobre dernier et qui va être prêt en automne. On l’a soumis dans les festivals comme TIFF et à Venise. On se croise les doigts! Et je suis présentement sur un long-métrage qui s’appelle Colombarium.

 Pour pouvez suivre Mylène St-Sauveur sur son twitter : www.twitter.com/mystsau

http://www.fondi91themovie.com/

http://www.surlerythme.com/

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Entrevue avec Mc Gilles

Par Geneviève Hébert-Dumont

TempoMag : Mc Gilles, c’est la 2e année que vous êtes porte parole du « Grand Débarras », qu’est-ce qui vient vous chercher personnellement dans cet évènement ?

Mc Gilles : Eh bien je vis à la fois à St-Anne-de-la-Pérade et dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve où  a lieu l’évènement. Je garde un pied à terre aux deux endroits, puisqu’il est important dans ce métier d’être à Montréal pour travailler. Quand je suis arrivé à Montréal, j’ai essayé plusieurs quartiers mais je suis revenu à mon premier coup de cœur surtout pour sa vie de quartier. C’est donc une des raisons qui fait que je suis touché personnellement par cet évènement. Quand on m’a appelé pour être porte parole, j’étais surpris qu’on me le demande à moi, mais on m’a expliqué que j’étais celui qu’il fallait puisque moi-même je récupère des choses comme des chansons par exemple. C’était donc un parfait « fit ». Avec mon image plus « funky », j’aime le fait de casser un peu l’image classique de l’éco-responsabilité. De plus puisque j’habite le quartier, le fait de m’y intégrer davantage me semblait être une raison en soi, surtout lorsque je sais que l’argent et les bénéfices vont directement aux gens du coin.

TempoMag : Le samedi, vous animerez une partie de la soirée et ferai jouer des trouvailles uniques et divertissantes. L’année passée on a eu droit à des chansons sur la ménopause. Vous  nous réservez quoi cette année?

Mc Gilles : J’aime faire jouer des choses qui ne jouent pas habituellement. C’est au Bistro In Vivo que ça se passe! Chaque année on y fait une cabane à sucre. J’aime faire découvrir des choses aux gens, des chansons autres que des chansons d’amour. Beaucoup d’artistes proposent des chansons ayant pour thème les petites choses du quotidien. Ce n’est tellement pas un évènement « snob », le « Grand Débarras » se veut un évènement très accessible.

TempoMag : Et si on vous demandait une seule chanson qui illustre parfaitement le « Grand Débarras »?

Mc Gilles : Tout de suite il me vient la chanson « Vente de garage » en tête. C’est une chanson d’André Brazeau, un artiste qui fait de la musique du terroir. Ces gens là gagnent tellement à être connus! Comme je disais, tous les sujets sont bons pour faire une chanson, que ce soit l’alcool au volant, une vente de garage ou l’état des routes. On manque tellement de classiques!

TempoMag : Au programme il y aura entre autre un atelier sur de la restauration et décoration de vieilles chaussures, quelles sont les autres nouveautés de cette année??

Mc Gilles : Eh bien l’année passé il a plut toute la fin de semaine et plusieurs activités n’ont pas eu lieu, donc cette année on peut dire que ce sera des nouveautés. Il y aura une troupe de danseurs de « Gumboots » avec des percussionnistes africains, de la peinte de porte etc. C’est super inclusif et rassembleur comme fin de semaine, on encourage les petites familles à venir! Tout es sous le thème du party, et on fait en sorte que tous se sentent proches les uns des autres,  c’est très communautaire.

TempoMag : Pourquoi on doit se déplacer pour venir si c’est la première fois, et pourquoi devrait-on revenir pour une deuxième année?!

Mc Gilles : Simplement pour casser les habitudes, ce n’est pas un évènement ordinaire. C’est une fête, c’est un très beau quartier et visuellement il y a de superbes rues. On a toujours des images un peu « trash » en tête quand on pense au quartier d’Hochelaga-Maisonneuve, mais cette fête lui donne une belle visibilité.  C’est un quartier où la communauté est proche, presque comme un village. Tu peux parler à ton boucher personnellement, si tu aime le café du coin tu sais que tu l’encourage directement, etc. Juste pour savoir c’est quoi une communauté, ça vaut le détour.

TempoMag : Qu’est ce que vous faites personnellement pour encourager le commerce  équitable, le recyclage etc?

Mc Gilles : Premièrement, j’achète toujours les disques directement à l’artiste. De cette façon je sais que l’argent va entièrement à celui-ci. J’aime aller voir une couturière par exemple lorsque j’ai des besoins précis, pour une chemise country par exemple. De cette façon, j’encourage la créativité d’ici, et j’ai des pièces complètement uniques. J’aime aller voir les marchands directement pour acheter mes légumes et fruits. Dans mon travail on me donne souvent des billets de spectacles, mais je les paye toujours parce que c’est ça le gagne pain des artistes.  Pour moi, c’est juste une question de gros bon sens. J’ai aussi une nouvelle émission qui commencera à V cet automne : « Boutique Mc Gilles ». Pour cette émission j’ai engagé une recherchiste qui commence dans le métier mais qui a énormément de talent, une chroniqueuse à qui je donne une belle chance de percer, etc. Je pense qu’il faut privilégier le talent aux contacts.

TempoMag : Vous habitez vous-même dans le quartier d’Hochelaga-Maisonneuve, qu’est ce que le « Grand débarras » a changé concrètement pour les gens qui y vivent?

Mc Gilles : Ce qui est intéressant, c’est que dans les quartiers comme ici, tout est moins cher, ce sont des quartier où on ne voit pas les œuvres des personnes puisqu’elles restent derrières les portes. Ce que ca change c’est qu’ils ont une visibilité, c’est selon moi l’endroit où il y a le plus grand rassemblement de jeunes créatifs. Ils n’ont cependant pas de grands distributeurs. Le « Grand débarras » leur donne une chance de se prouver. Ca crée un genre de « boom économique alternatif ». Mon Dieu que je suis poétique!

TempoMag : On peut vous voir à la télévision entre autre à Peneloppe Mcquade et à Infoman. On peut aussi vous entendre à la radio à l’émission d’Arcand, et lors de votre émission « Va chercher le fusil » en diffusion un peu partout au Québec, à Yellowknife, et même à Toulouse en France. Vous nous avez mentionné qu’il y aurait une nouvelle émission à l’automne sur les ondes de V, que peut-on attendre d’autre de Mc Gilles prochainement?

Mc Gilles : J’aime la radio parce qu’on parle directement aux gens. Il y a moins de cotes d’écoute lors de mon émission « Va chercher le fusil », mais ceux qui l’écoutent sont des gens très engagés. Pour ce qui est de ma nouvelle émission, je suis en charge de pratiquement tout, donc cela implique énormément d’énergie. C’est un concept originale donc ça passe ou ça casse, c’est assez stressant.

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Entrevue avec le groupe FICTION IN MOTION

Photos et performance acoustique exclusive, ICI !

Par Mélissa Pelletier

C’est sur le sommet du Mont-Royal que Tempo Magazine a rencontré les membres de Fiction in Motion : le chanteur et guitariste Michael Croteau, le guitariste Mark Villeneuve, le batteur Jonathan Valcourt et le bassiste Philippe Leduc. Sous le soleil de juillet (et parmi les nombreux touristes), le groupe a répondu à nos questions avec bonne humeur avant de se livrer à une performance acoustique des plus estivales!

Tempo Mag : Alors, qu’est-ce qui se passe de bon avec vous en ce moment?

Michael : Plein de choses! On travaille toujours sur de la nouvelle musique. Aussi, on a le projet d’enregistrer un vidéoclip pour la chanson Today très bientôt, sûrement au mois d’août. On voudrait le sortir à l’automne. On aimerait aussi exporter notre musique aux États-Unis dès que possible. Nous sommes d’ailleurs en négociation et assez fébriles!

Tempo MagVous êtes un groupe émergent. Comment s’est passé votre parcours dans le monde de la musique?

Michael : Ça se passe très bien jusqu’à maintenant! En étant un groupe québécois qui a décidé de chanter en anglais, c’est plus difficile au niveau des quotas francophones des radios d’ici. Mais quand le talent est là, il faut persévérer en offrant les meilleures chansons possibles. On fait ce qu’on aime et ça paraît dans notre musique.

Jonathan : Il y a beaucoup de groupes, beaucoup de médias : ça peut être difficile de se faire remarquer. Le succès vient vraiment du talent et de la patience. Les ventes du premier album (sorti en février 2010) vont très bien jusqu’à maintenant!

Mark : On remarque une belle évolution en concert. Nous avons de plus en plus de fans depuis notre création en 2007, et ce sont des personnes complétement différentes! Selon nous, le groupe et les fans forment la grosse famille Fiction! (Rires) C’était notre but en faisant de la musique pop avec une certaine maturité : attirer un public large pour que plusieurs fans puissent y trouver leur compte.

Tempo Mag : Vous avez dernièrement accueilli un nouveau bassiste dans le groupe : Philippe Leduc. comment va l’intégration au sein du groupe?

Philippe : Mon entrée dans le groupe s’est faite tout naturellement. Je n’ai même pas de date officielle en tête! (Rires) Le producteur Luc Tellier m’a appelé en catastrophe pour que je vienne rendre service à Fiction in Motion. J’y suis allé et ça a très vite cliqué avec les membres du groupe.

Michael : Quand il est sorti du studio, Phil a lancé un peu à la blague : « Quand vous ferez des auditions, pensez à moi! » Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Quand on a été prêt à accueillir un nouveau membre dans le groupe, on a tout de suite pensé à Phil.

Tempo Mag : On a pu remarquer une grosse évolution pour Fiction in Motion dernièrement : nouveau site web, nouveau membre, etc. Qu’est-ce qui a poussé ce déclic?

Michael : Huum, un déclic? Je crois plutôt que c’est le résultat d’années d’efforts et de travail qui transparaît de plus en plus. En tant que groupe, on a évolué autant au niveau musical que personnel. L’évolution est naturelle, c’est sûrement pour ça que notre passion de la musique et notre maturité se sentent de plus en plus.

Tempo Mag : L’année dernière, vous avez remporté une mise aux enchères de la Fondation Simple Plan sur Ebay. Félicitations! Ce don vous a mené à aller à Vancouver. En quoi consistait le prix?

Michael : Une session d’enregistrement à Vancouver avec le plus grand producteur du Canada : Brian Howes! On a décidé d’enregistrer la chanson Today, notre succès du moment. C’était très intéressant de discuter de nos propres idées avec Brian, qui a énormément d’expérience dans le milieu!

Jonathan : Brian a été très terre-à-terre, très relax tout au long de notre collaboration avec lui. Cette expérience a été très bénéfique pour nous et c’était bien de penser que ce don allait aider des enfants dans le besoin.

Tempo Mag : Vous avez aussi eu la chance d’enregistrer avec le producteur Erik Ron à Los Angeles, qui a travaillé avec Good Charlotte, Hedley, The Veronicas et autres. Comment ça s’est passé?

Michael : Très bien! On a été à Hollywood pour enregistrer une chanson. Erik Ron voulait travailler avec un groupe émergent et il nous a invité. Ça a été un grand honneur!

Tempo Mag : Est-ce qu’on peut avoir plus de détails sur la chanson enregistrée?

Michael : Pour l’instant, c’est assez secret. On réserve cette surprise pour nos fans : on les invite à être très attentifs sur Facebook, Twitter et Itunes! (Rires)

Tempo Mag : Vous dites que l’écriture de chansons est votre force. Racontez-nous votre processus de création.

Michael : C’est un travail de groupe. Nous partageons toutes nos idées et quand l’un de nous a envie de composer : il le fait! On communique énormément pour la composition des chansons.

Mark : Michael a une longueur d’avance sur nous côté composition ces temps-ci. Il a toujours une idée derrière la tête.

Michael : (Rires) Que voulez-vous, si je suis si intense dans la composition, c’est que Fiction in Motion est toujours dans ma tête. C’est plus fort que moi!

Tempo Mag : Décrivez-nous votre style musical en un mot!

Jonathan : Je dirai « confiance ». Pour toutes les fois où on a cru en nous-même!

Philippe : Moi, c’est « évolution ». Fiction in Motion est toujours en mouvement.

Mark  (Grosse réflexion) : Définitivement, je choisis « profondeur ». Notre musique est très songée et retravaillée.

Michael : Moi, c’est « expérimentation ». Chaque chanson de Fiction in Motion est un mélange des couleurs de chacun.

Tempo Mag : Avez-vous des caprices de star?

Philippe: On s’arrange avec très peu! Tant qu’on peut jouer dans des conditions raisonnables, c’est le bonheur.

Michael : La seule chose que j’exige à chaque spectacle, c’est quatre bouteilles d’eau. Et souvent, on ne les a pas! (Rires)

Mark : (Rires) Si on a des caprices? Je dirai plutôt le contraire! C’est parfois nous qui devons gérer les caprices de certaines personnes. Je pense à un spectacle d’ailleurs…

Tempo Mag : Racontez-nous ça!

Jonathan : (Rires) Nous étions allés faire un spectacle corporatif et bon, ce n’était pas très professionnel…

Michael : Ah allez, disons le : il n’y avait que la scène, point. Pas de micro, pas de matériel. On a été très surpris! Nous n’avons pas pu jouer finalement. (Rires) Comme si c’était capricieux de vouloir le matériel de base! Mais des situations comme celle-là sont très rares. Nous avons une attitude très professionnelle et on a la plupart du temps droit au même traitement.

Tempo Mag : Parlant de spectacles, est-ce qu’on peut s’attendre à une tournée prochainement?

Michael  (aux membres du groupes) Est-ce qu’on peut en parler?

Philippe : Ah oui, c’est confirmé! Tempo Magazine va avoir l’exclusivité! (Rires)

Michael : On va participer à la tournée D-Tox au mois d’août au Québec et en Ontario! Les dates seront bientôt disponibles!

Tempo MagÀ part cette tournée, à quoi peut-on s’attendre pour Fiction in Motion dans les prochains mois?

Philippe : On va beaucoup travailler à se faire connaître sur divers réseaux sociaux. Aussi, on travaille fort à obtenir une gérance aux États-Unis. On a aussi bien d’autres projets. Bref, c’est à suivre!

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Entrevue avec le groupe COLORSOUND

par Marie-Anne De Champlain

Colorsound est un jeune groupe formé en 2008 qui commence déjà à faire sensation pour avoir été plusieurs jours de suite dans le Top5 Anglo sur les ondes de Musique Plus grâce à leur premier single ‘‘Top Of The World’’ tiré de leur EP ‘’A New Feeling’’.

Lors de leur spectacle privé le premier juillet dernier, j’ai eu l’occasion d’avoir en entrevue trois des membres du groupe, soit Éric (chant/piano), Antoine (guitare) et Simon (Drum).

Tempo Mag: Tout d’abord, comment le groupe s’est-il formé?

Éric: Antoine et moi on s’est rencontré en 2008 via Québec Punk Scene, un site de rencontre pour musiciens.

Antoine: J’avais écrit une annonce comme quoi je me cherchais un groupe. Éric a répondu à l’annonce. Pas longtemps après il est venu à l’appartement et on a joué pendant 5-10 minutes et tout de suite ça a cliqué.

Éric: On s’est tout de suite mit à écrire des chansons pour voir ce que l’on pouvait faire, puis par la suite, on est allé chercher d’autre musiciens.

Tempo Mag: Quelles sont vos principales influences musicales?

Éric: J’ai des goûts assez différents d’Antoine et Simon. J’aime beaucoup la musique des années 70 comme Queen, Journey, Supertramp.

Simon: J’aime ce qui est ‘‘catchy’’, tout ce qui est pop et j’ai aussi un côté Punk/Rock des années 1990, 2000.

Antoine: Dans le fond, le Pop, le Punk, le Rock, le Funk, l’Électro, en fait, tout ce qui s’appelle de la musique qui bouge.

Tempo Mag: On sait que votre premier single ‘‘Top Of The World’’ a beaucoup joué sur les ondes de Musique Plus, comme par exemple à l’émission Palmarès. Qu’est-ce que ça vous fait de savoir que votre musique accroche autant chez les jeunes?

Éric: Je trouve ça vraiment spécial parce que quand j’étais jeune, j’écoutais Musique Plus, j’écoutais le Top 5 Anglo et pour moi, les artistes qui jouaient là c’était des artistes qui étaient au sommet. Je voyais des artistes que j’aimais qui étaient là et je me disais qu’un jour j’aimerais ça être dans le Top 5 Anglo et c’est arrivé. En plus, on était numéro 1, sinon numéro 2. On a battu Adam Lambert! Je trouvais ça irréel, j’avais de la misère à réaliser ça. Les jeunes de 15-16 ans qui écoutent le Top 5 Anglo aujourd’hui doivent se dire en voyant Colorsound que c’est le groupe de l’heure.

Simon: On voit aussi que Musique Plus c’est quand même pas mal écouté. Des fois je rencontre des gens et ils me dise: «Hey, tu me dis quelque chose, je t’ai vu à Musique Plus.» On sait qu’à quelque part on rejoint les gens, c’est grâce à eux et on les remercie d’ailleurs d’avoir passé notre vidéoclip plusieurs fois.

Antoine: Un de notre plus grand rêve à moi et Éric quand on a créé le band, c’était de pouvoir un jour partager notre musique. On ne voulait pas la garder juste pour nous, on aimait ce qu’on faisait et on voulait que le monde l’écoute et via Musique Plus, ça a fonctionné. C’est un excellent média pour propager notre musique et on est content de ça parce qu’on voulait la donner à plus de gens possible.

Tempo Mag: Non seulement vous jouez beaucoup sur les ondes de Musique Plus, mais il faut aussi mentionner que vous allez bientôt être sur les ondes de Much Music grâce à l’émission Discovered anciennement appelé Disband. Cette émission à entre autre propulsé des groupes comme These Kids Wear Crowns et Abandon All Ships. Parlez-nous un peu de votre expérience à cet émission. Avez-vous des anecdotes ou des moments forts à partager avec nous?

Simon: Juste aller jouer à Toronto c’est cool en partant. On a aussi eu beaucoup de fun avec Greig Nori. Il connait vraiment son métier, il a beaucoup d’expérience dans l’industrie de la musique et ça parait. Il nous a vraiment guidé. Travailler en studio avec lui c’était super aussi. C’est un gars d’une quarantaine d’années, mais dans son coeur il a encore 18 ans.

Tempo Mag: Il a travailler avec beaucoup de grands noms comme par exemple Simple Plan, Hedley, Faber Drive, gérant de Sum 41, chanteur de Treble Charger.

Éric: Ouais. C’est drôle parce que j’ai dit à Greig que le premier album que j’ai acheté dans ma vie c’était Sum 41 ‘’All Killer No Filler’’. C’est le premier album que j’ai vraiment aimé. Greig Nori a même joué des guitares sur cet album là, il l’a produit et il était gérant et il a dit: ‘‘C’est le premier album qui t’as introduit à la musique? Je m’excuse.’’ Je trouvais ça tellement drôle!

Antoine: On est sortit grandissant de ça. On a joué au parc Angrignon à Montréal dans le but d’amasser de l’argent pour mon frère atteint de l’Ataxie Friedreich. Ça a été touchant de voir que Much Music étaient là pour nous supporter. On a aussi rencontré Nikki au Music Therapy Center. C’est une personne handicapée atteinte sévèrement. On est allé jouer de la musique avec elle et on a vraiment adoré ça. Pour moi c’était une de mes meilleures journée parce qu’on l’aidait à travers notre musique. Mais je ne vous dirai pas tout parce que tout ça va être dans l’émission et je ne veux pas vendre de punchs. En résumé, ça a été une expérience très enrichissante pour nous.

Simon: On a tous hâte de voir l’effet que l’émission va avoir. J’espère que ça va nous faire connaître dans le reste du Canada.

Tempo Mag: La diffusion de l’émission est pour quand?

Éric: Ça commence à la mi-août vers le 15 ou le 16.

Simon: Ça va être une émission d’une heure par semaine pendant 10 semaines.

 Tempo Mag: Vous avez déjà partagé la scène avec entre autres les Cowboys Fringuants et Our Lady Peace. Avec quels autres artistes aimeriez-vous pouvoir partager la scène?

Antoine: Mon rêve le plus grand ça serait de jouer avec Blink 182 parce que c’est le band avec qui j’ai grandis.

Éric: Si on parle de bands actuels ça serait John Mayer ou Maroon 5, mais si Queen faisaient encore des spectacles avec Freddy Mercury ça serait fou dans tête!

Simon: Moi j’aimerais vraiment partager la scène avec des groupes américains comme All Time Low ou Paramore. Leur parler backstage et apprendre de leur expérience ça serait cool.

Antoine: À ne pas oublier, il y a un band que j’aimerais vraiment jouer avec eux, ça serait Simple Plan. Ils sont québécois, on est de la même équipe, on est du même sang, ça serait fantastique! On leur a proposé, on va voir ce qu’ils vont dire.

Tempo Mag: Dans votre répertoire de chansons, celles que vous avez écrites depuis le début de Colorsound, laquelle vous rend le plus fiers?

Antoine: Bonne question! On travaille tellement fort sur chacune des chansons, c’est comme nos petits bébés, c’est difficile d’en choisir une en particulier, mais si j’avais à en choisir une, j’adore jouer ‘‘Bounce’’. Instrumentalement parlant  avec la rythmique, ‘‘Bounce’’ c’est une de mes préférées live.

Simon: En tant que drummer je vais dire ‘‘Bounce’’ aussi. Elle ‘’groove’’ et elle offre tellement une place à l’improvisation et niveau drum même si j’ai pas vraiment écrit les chansons, c’est vraiment celle où je me laisse le plus aller. Je ferme les yeux et je joue.

Éric: ‘‘Bounce’’ est vraiment le fun si on parle d’interprétation live. Par contre, ‘’You’ve Seen Nothing Yet’’, notre nouveau single qui sort le 5 juillet, son solo de keyboard, je pense que c’est une de mes fiertés. Je pense que c’est le bon compromit entre la mélodie et la technicité. Je suis pas mal fier du solo et de la chanson en tant que tel.

 Tempo Mag: Qu’est ce qui s’en vient pour vous dans les prochains mois?

Éric: On a un spectacle à Milwaukee, c’est d’ailleurs le plus gros festival de musique aux États-Unis. Il y a plein de gros artistes dont Maroon 5, Katy Perry, Panic! At The Disco, Neon Trees et on fait la première partie de The Bravery.

Simon: Il y a au-dessus d’un million de personnes qui assistent à ce festival là.

Antoine: C’est le 10 juillet, également le jour de ma fête.

Tempo Mag: Pour terminer, avez-vous des scoops à nous donner?

Éric: Probablement une tournée américaine à l’automne.

Tempo Mag: Avec un groupe en particulier?

Éric: Pour l’instant, on ne le sait pas encore.

Colorsound sortiront donc, le 5 juillet, leur deuxième single ‘‘You’ve Seen Nothing Yet’’. Ils seront aussi sur les ondes de Much Music cet automne. Pour plus d’informations sur le groupe, vous pouvez les ajouter sur Facebook.

http://www.facebook.com/colorsound

 

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ENTREVUE AVEC LA STAR MONTANTE ; CODY SIMPSON

par Camille D.S 

C’est au Sharx de Montréal que j’ai rencontré le jeune et charismatique Cody Simpson avec mes collègues Kat (photographe) et Véronique (camérawoman). On a connu ce petit blond grâce à ces vidéos youtube qui ont attirés plus de 62 millions de visionnements. Deux jours après son apparition aux Much Music Vidéo Awards, le chanteur australien a pris le temps de venir passer une journée à Montréal afin de faire la promotion de son nouvel album. Sa journée se résumait à ceci : Départ de Toronto, arrivée à Montréal, entrevue avec Tempo Mag, entrevue à MusiquePlus, tournage de l’émission FanClub à VrakTV.

Justement, voici l’entretien que j’ai eu avec Cody.

Tempo Mag : Qu’est-ce qui t’amène ici, à Montréal?

Cody Simpson : Je fais beaucoup de promotion pour mon deuxième album. C’est ma première fois au Canada donc je suis ici pour visiter. Justement, dimanche, j’étais de passage à Toronto pour les Much Music.

Tempo : Tu as fait de nouvelles rencontres ?

CS : Oui j’ai rencontré de bonnes personnes. J’ai eu de bonnes conversations avec des gens que je n’avais jamais rencontrés avant. Nous avons eu la chance de parler un peu de tout.

Tempo : Comment ta carrière a-t-elle débuté?

CS : Ça a débuté en Australie, à Gold Coast, d’où je viens. Lorsque j’ai débuté, je n’avais pas l’intention de faire de la musique une carrière, ce n’était pas mon but. Lorsque je téléchargeais des vidéos en ligne, dans ma chambre en chantant, c’était juste pour m’amuser. Une amie m’a ensuite demandé de faire un vidéo de la chanson I’m Yours de Jason Mraz avec elle pour le School Talent Show. On l’a mis en ligne et les gens se demandaient qui était ce garçon. C’était bien moi! Par la suite, j’ai enregistré plusieurs vidéos que j’ai mises en ligne et c’est alors que j’ai été finalement contacté par un producteur de musique.

Tempo : Pour tes nouveaux fans, comment décrirais-tu ta musique?

CS : Je la décrirais comme étant de la musique pop, influencé par des sons acoustiques.

Tempo : Dans l’industrie de la musique, quelles personnes t’inspirent?

CS : Je suis définitivement inspiré par plusieurs personnes pour différentes raisons. Définitivement Jack Johnson pour tout son jeu de guitare et la vibe qu’il a. Justin Timberlake et son côté divertissant. Kanye West pour son style, son image et sa créativité.

Tempo : À ce jour, de quoi es-tu le plus fier?

CS : Les choses dont je suis le plus fier  sont celles qui ne sont pas encore dévoilées.  Il y a plusieurs chansons que j’aime particulièrement qui vont être sur mon prochain album qui va sortir en septembre prochain. Je suis super excité !

Tempo : Peux-tu nous dire ce qui t’attend pour les prochains mois?

CS : Je viens tout juste de sortir une chanson qui s’intitule « On my mind », qui sera le premier single de l’album. Nous avons filmé le vidéoclip et il est maintenant en ligne à travers le monde depuis dimanche. C’est sur ça que je focus. Pour l’instant, je vais voyager, je vais finir l’album, faire des spectacles et tout ce qui vient avec, me concentrer sur ma musique. Je suis content, tout semble bien commencer.

Tempo : Quel est ton plus grand rêve en ce moment?

CS : Faire ce que je fais pour le restant de ma vie.

Tempo : Es-tu capable de parler un peu en français?

CS : Parler en français? « Bonjour ». C’est tout ce que je sais dire.

J’en ai profité pour lui apprendre à dire une phrase en français : « À tous mes fans du Québec, je vous aime! »

Il est déjà au top à 14 ans, il lui reste maintenant à le rester. L’équipe de TempoMag a déjà hâte de le revoir cet été puisqu’il nous a fait la confession qu’il serait probablement de retour en août pour l’anti-gala Karv sur les ondes de VrakTV. On lui souhaite une belle continuité!

Pour voir ce qu’il fait :

http://www.youtube.com/watch?v=F-zDy7j7NVw

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ENTREVUE AVEC LE CHANTEUR ALEXANDRE POULIN

Entrevue par Camille D.S 

Tempo Mag : « Comment tu te sens après avoir performer sur la grande scène Ford aux Francofolies ? »

Alexandre Poulin : Écoute, je me sens super bien! J’ai le feeling du repos du guerrier, le sentiment du devoir accompli. C’est toujours excitant de jouer aux Franco, c’est un festival que j’estime beaucoup, je suis la programmation depuis que je suis tout petit. C’est super cool!

Tempo Mag : « As-tu senti l’amour que les fans te donnait ce soir ? »

AP : Ah oui, c’est fou! C’est un peu pour ça qu’on fait ça, c’est pas juste pour ça mais y’a beaucoup qui vient de là. Brel disait « Pour qu’un spectacle soit bon, faut que le public ait du talent. » Et je crois à ça. Ça fait assez longtemps que je fais ce métier-là pour voir la différence entre un public qui découvre et un public qui, dès la première chanson est conquis. Les shows ne sont pas moins bons, mais ils sont différents. Effectivement tu ressens beaucoup d’amour même quand le stage est haut et loin, ça rentre au poste et t’as juste envie d’en donner encore plus.

Tempo Mag : « Ton moment marquant de la soirée ? »

AP : Je pense que c’est mon arrivée parce que j’étais aux Franco il y a deux ans sur la même scène et ça ma permit de voir tout le chemin qui a été fait. Ça été mon moment fort et j’ai surfé là-dessus jusqu’à la fin.

Tempo Mag : « Selon toi, qu’est-ce qu’un événement comme les Franco amène à la culture artistique d’ici? »

AP : Ça amène à ancrer juste encore plus fort notre identité québécoise, notre identité en tant que nation. Dans le mot Francofolies, il y a le mot francophone. Je trouve ça tellement important et c’est peut-être pour ça que je suis tant honoré de jouer ici. C’est une prise de position sans le savoir. Avoir un festival qui dit Nous autres on va avoir une centaine de shows sur une semaine et tous les shows vont être en français, tu vois pas ça partout!

Tempo Mag : « Un spectacle que tu ne manqueras pas cette semaine ici aux Francofolies? »

AP : Les douze hommes rapaillés, il ne faut pas manquer ça! Ça va être trop beau!

Tempo Mag : « Quelle est ta prochaine étape en ce moment? »

AP : Je suis en tournée tout l’été puis tout l’automne. Et cet automne en plus d’avoir des dates au Québec on fait plusieurs spectacles au Nouveau-Brunswick. On repart aussi pour la France, alors septembre et octobre sur Paris. On va tourner beaucoup de clips cet été pour le web, des versions acoustiques, des affaires cools juste pour continuer à faire ce qu’on aime. Ça va être une grosse année de route !

Tempo Mag : Merci pour tout ! On te souhaite le meilleur!

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ENTREVUE AVEC DAVID JALBERT

Notre reporter Camille et notre camérawoman Sophia étaient aux Francofolies pour le spectacle de David Jalbert. Tempo Mag en a donc profité pour s’entreteniravec le chanteur.

Entrevue par Camille D.S                                                                                                                                                                                                                                        Photos par Sophia Perez

C’est à 18h30 qu’on nous a amené, Sophia et moi, dans la loge du Club Soda pour rencontrer David Jalbert. Il était assis, en train de chanter tout en grattant sa guitare de ses plus belles mélodies. Il m’a gentiment offert une chaise pour m’asseoir à ses côtés.

Tempo Mag : « On est présentement au Club Soda parce que tu performes ici dans le cadre des Francofolies et c’est Jérôme Charlebois qui lance le bal. Comment on se sent d’avoir une première partie ? »

David Jalbert : J’essaie de ne pas penser à ça. Ce n’est pas vraiment une première partie, c’est plutôt un show qu’on fait ensemble. C’est un programme double pour le public. Je n’aime pas vraiment le terme « première partie » malgré qu’il faut l’utiliser. J’aurais bien pu autant faire sa première partie qu’il a faite la mienne. Mais sinon je suis content, je n’ai pas d’orgueil face à ça. C’est plutôt flatteur.

Tempo Mag : « Les Francofolies est un événement d’envergure important à Montréal, selon toi qu’est-ce que cet événement amène à la culture artistique d’ici? »

DJ : Premièrement c’est une belle vitrine parce qu’il y a un paquet d’adeptes de musique francophone qui ne me connaissent pas et qui vont se déplacer pour venir me découvrir, comme je l’ai fait pour d’autres artistes. C’est vraiment l’endroit où tu peux rendre hommage à la langue de Molière et la représenter à son meilleur. C’est vraiment une belle occasion pour moi de rendre hommage à ma langue.

Tempo Mag : « Selon toi, quels spectacles sont à ne pas manquer cette semaine aux Francofolies? »

DJ : Ça doit être assez spécial de voir Éric Lapointe, c’est un must. De voir Éric Lapointe reprendre les chansons de Jean-Pierre Ferland ça doit être un beau spectacle à voir! Ou bien sinon Yann Perreau.

Tempo Mag : « Côté carrière, d’où est née cette passion pour la musique? »

DJ : De mon père assurément. Mon père est musicien et il m’a appris la guitare. Il m’a endormi toute mon enfance avec de la musique. Mon père n’était pas un auteur tandis que moi j’en suis plus un. J’avais le désir de laisser un héritage à la terre, de laisser ma trace. Chaque larme me rendait plus fort.

Tempo Mag : « Tes influences musicales? »

DJ : Oukoumé, Plume Latraverse, Beau Dommage. J’ai essayé de rendre un petit peu plus doux Plume et de rendre un petit peu plus « rough » Beau Dommage. Sinon, Kevin Parent, Les Colocs, Jean Leloup et Francis Cabrel.

Tempo Mag : « Le moment marquant de ta carrière? »

DJ : Il y en a eu tellement. Que ce soit le premier clip que j’ai fait ou à la pub de Mc Donald’s qui était un moment crucial qui a changé ma carrière.

Tempo Mag : « Raconte nous ça! »

DJ : Au mois de Janvier, les pubs de Mc Donald’s avaient utilisées la chanson Souvenir d’Enfance pendant trois mois. On a passé de 8 à 10 000 clips par mois sur mon site à 500 000. Cette chanson est devenue dans les meilleurs vendeurs. Sinon c’est la troisième fois que je fais les Francofolies et à chaque fois, c’est spécial. C’est le fun de faire partie des chemins de tes idoles et de croiser Jean-Pierre Ferland et qu’il te dit : C’est toi ça David Jalbert?  Tu sens que tu as accompli un petit quelque chose, que tu as laissé ta trace et que tu as fait de ton mieux. C’est loin d’être prétentieux, c’est plus un rêve d’enfant.

Tempo Mag : « Selon toi, quelle est ta plus belle réalisation? »

DJ : Je pense que ma plus belle réalisation est à venir. Pour l’instant, j’ai atteint les gens. Ma plus belle réalisation selon moi c’est d’atteindre le cœur du monde, que mes chansons leur fassent du bien. C’est humanisme mais c’est ce qui m’a amené à faire de la musique. Si mes chansons aujourd’hui aident du monde à traverser des moments difficiles de leur vie et donnent un sens propre, je crois que c’est ma plus belle réalisation professionnelle. Ma plus belle réalisation à vie, c’est mes enfants et ma famille. C’est ma maison que j’ai réussi à obtenir avec pas nécessairement des gros salaires mais que je me suis battu comme un fou pour l’obtenir.

Tempo Mag : « Pour ceux qui souhaitent faire de la musique, quel conseil peux-tu leur donner? »

DJ : Ne jamais douter que tu es fait pour ça. De penser que c’est ton destin, et de ne jamais oublier c’était quoi d’être devant la scène à applaudir et non dessus.

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